La fermeture est définitive

Industries AP

Vincent Breton vincent.breton@tc.tc
Publié le 24 septembre 2015

Industries AP a mis fin à ses activités le 7 septembre avant de déclarer faillite 10 jours plus tard, forçant une trentaine de travailleurs au chômage.

La déclaration de faillite est arrivée le 17 septembre, a confirmé au Peuple Lotbinière le syndic responsable du dossier d’Industries AP chez la firme Raymond Chabot, Mark Bernier. Nous avons tenté, à plusieurs reprises, de contacter le président d’Industries AP, Daniel Benjamin, mais sans succès.

Toutefois, un message de la direction apparaît sur la page Facebook de La fabrique du Meuble. « Malgré tous les efforts mis pour redresser la situation, l'effondrement du marché du commerce de détail est l'une des principales causes qui a engendré cet état de fait », peut-on y lire.

Le syndic du manufacturier de Laurier-Station, en est maintenant à entreprendre un processus de vente pour tenter de trouver un acquéreur aux actifs de l’usine. Monsieur Bernier a avoué qu’il souhaitait que l’entreprise reparte, mais il était loin de pouvoir annoncer une telle nouvelle.

« Le processus de vente est fait par le syndic au profit des créanciers. Les actionnaires, eux, ont peu ou pas de chance de revoir leur argent », a expliqué le responsable du dossier.

Retour de vacances difficile

D’abord réticent à donner des détails sur la situation pour éviter de se substituer aux responsabilités de l’employeur, le conseiller syndical au dossier pour la CSN, Christian Beaulieu, a fini par avouer que l’usine de Laurier-Station était fermée.

« On organise une assemblée générale bientôt pour informer le monde qu’effectivement c’est fermé. Pour ce qui est du reste, on ne sait absolument rien. Ce qui est clair, c’est que c’est fermé et que les chances de réouverture sont très minces », a-t-il expliqué.

Cela veut donc dire que les quelque 30 employés de l’usine, qui étaient en vacances dans les semaines avant la fermeture, se sont retrouvés sans emploi à leur retour à l’usine. « L’arrêt de travail s’est transformé en fermeture », illustre M. Beaulieu.

Ce dernier soutient que cette relâche n’est pas due à un conflit de relations de travail, alléguant même que ses membres avaient accepté de fournir quelques efforts à l’employeur pour lui permettre de « redresser la barre ».