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Une production de miel difficile cet été


Publié le 11 août 2017

Mario Leclerc et Hélène Prince de la miellerie Prince Leclerc.

©(Photo gracieuseté)

PRODUCTION. Selon Léo Bluteau, président de la Fédération des apiculteurs du Québec qui regroupe sur une base volontaire environ 150 apiculteurs au Québec, la production de miel 2017 ne fracassera pas de record. Au mieux, elle pourrait approcher la normale si la température se maintient.

Mario Leclerc, apiculteur depuis 40 ans à la miellerie Prince Leclerc de Saint-Agapit, envisage déjà une récolte de miel ordinaire avec ses 200 ruches. «La production a été bonne vers la fin du mois de juin et les deux premières semaines de juillet.» Il ajoute que le temps sec qui a sévi récemment a ralenti le travail des abeilles. «Il nous faudrait plus du double de la production actuelle pour espérer une année presque normale.»

Léo Bluteau abonde dans le même sens, «le taux de mortalité dans les ruches s’est maintenu entre 5% et 10% cet hiver, ce qui est normal. Par contre, la période comprise entre la fin mars et le début avril, qui permet à la reine de régénérer la ruche, a été plus difficile.» En mai, la reine, qui pond généralement entre 1000 et 1500 œufs par jour, n’y est pas parvenue par manque de pollen et de nectar. «Il a fait froid et le taux de mortalité a atteint jusqu’à 40% dans certaines ruches ce printemps. Les cinq régions apicoles du Québec ont toutes été touchées.»

Plusieurs régions du Québec n’ont pu compter sur le travail de pollinisation des abeilles. Celle du Lac-Saint-Jean par exemple, a dû faire appel à des apiculteurs de l’Ontario et du Nouveau-Brunswick afin de comptabiliser les 32 000 ruches nécessaires à une bonne production de bleuets.

La fleur verge d’or permet aux abeilles de clore la saison de miel.
(Photo gracieuseté)

Été difficile

Mario Leclerc a confirmé qu’entre le 15 juin et la fin juillet, la production de miel n’avait atteint que 30% de la production normale. Idéalement, il faut que la température atteigne au moins 26˚C de jour et qu’il pleuve la nuit. «Le nectar remonte alors dans la fleur et l’abeille peut alors bien faire son travail.

Les miellées du pissenlit et du trèfle ne sont pas bonnes cette année soutient le président de la fédération. «Quant à celle de la verge d’or, qui donne un miel plus savoureux et plus foncé, elle sera meilleure.»

La durée de vie d’une abeille est de 54 jours environ et la reine peut pondre jusqu’à 2000 œufs par jour en bonnes conditions. «Une bonne année peut représenter une production de 650 livres (295 kilos) par ruche», d’ajouter Léo Bluteau.