La santé mentale n’est pas une maladie

Alain Couillard alain.couillard@tc.tc
Publié le 18 octobre 2016

À gauche, Edith Lambert, directrice de L’Oasis, et Maryse Daigle.

©Photo gracieuseté – Caroline Roussin

SOCIÉTÉ. L’Oasis Lotbinière a souligné la 4e édition de la Journée de visibilité de l’Alternative en santé mentale le mardi 11 octobre à ses locaux de Laurier-Station. Tous les membres présents à la conférence ont déploré les préjugés entourant la santé mentale.

Techniquement, la Journée mondiale de la santé mentale devait se dérouler le 10 octobre, mais le jour férié a forcé l’organisme à reporter ses activités au lendemain. Pour Édith Lambert, directrice de l’Oasis Lotbinière, des membres ont assisté à quelques conférences. «Certains n’osent pas parler de leur diagnostic à leurs proches de peur d’être jugés. D’autres sont confrontés à leur diagnostic, au travail ou dans leur entourage et certains se font parfois dire de ne pas oublier de prendre leurs pilules.»

Maryse Daigle, membre de l’Oasis Lotbinière, n’hésite pas à déclarer que vivre avec un problème de santé mentale n‘est pas facile, «on dirait que les gens oublient que nous sommes des personnes comme tout le monde, avec un vécu, une histoire, et qu’on n'est pas juste une maladie.» Un commentaire qui est souvent repris par la centaine de membres actifs de l’Oasis Lotbinière.

Les 12 et 13 octobre, des membres de l'association locale ont distribué plusieurs exemplaires de journaux “Ailleurs et Autrement” du Regroupement des Ressources Alternatives en santé mentale du Québec. Cette activité a été réalisée en collaboration avec l’Aide Alimentaire Lotbinière. La population est également invitée à visiter le site web de cette campagne : www.jaiunehistoire.com

Humaniser l’approche

Au début de l’année, le déménagement dans le nouvel édifice, situé en face de la Salle des Lions à Laurier-Station, a permis un plus grand éventail de services. «Nous proposons, entre autres, un programme d’intégration sociale et nous pouvons maintenant aider des personnes vivant avec de plus grandes difficultés mentales», rappelle Mme Lambert.

Un autre programme s’adresse plus spécifiquement aux membres désirant retourner sur le marché du travail. «Sept personnes utilisent ce service en ce moment et nous adaptons notre démarche en tenant compte de leur rythme», a conclu la directrice.

Le publiic a eu l'opportunité de visiter les locaux lors de l'ouverture officielle ce printemps.

©Photo gracieuseté - Caroline Roussin.