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Jugement partagé concernant un alpaga


Publié le 28 juin 2017

L’alpaga Mady était malade, mais ses vendeurs ne pouvaient pas le savoir.

©Photo TC Media – Archives

JUSTICE. L’alpaga Mady était bel et bien atteinte d’une maladie quand elle a été vendue par la Ferme Carré Blanc, de Saint-Édouard-de-Lotbinière, mais les vendeurs ne le savaient pas.

Le juge Jacques Tremblay a donc rejeté, en partie, la cause de Manon Harvey et Jean-François Bernier. Il accorde une somme de 840 $ aux demandeurs, en plus des frais juridiques. Ils demandaient près de 3000 $.

L’histoire remonte à la fin de l’été 2015. Le couple de Saint-Basile, dans Portneuf, achète deux alpagas, Mady et Alphi, aux éleveurs Caroline Hamel, Renaud Blanchet et leur fils Domaël Blanchet de Saint-Édouard.

Quelques jours plus tard, l’une des deux, Mady, met bas. Son état de santé dégénère par la suite. Elle devient fiévreuse, elle ne peut plus se lever et elle n’est pas capable de nourrir son bébé, appelé un cria.

Les nouveaux acquéreurs décident de faire intervenir un vétérinaire. Ce dernier constate un problème rénal, une déficience alimentaire, des vers et une anémie. L’animal devra donc être euthanasié.

Pour le couple de Saint-Basile, les vendeurs étaient au courant du mauvais état de santé de Mady. Le juge Tremblay en a décidé autrement. Selon lui, l’animal était effectivement malade, mais les éleveurs ne pouvaient pas le savoir. Ils n’avaient donc pas l’intention de tromper.

C’est d’ailleurs pour cette raison que le magistrat accorde les remboursements de la vente, de l’euthanasie et des soins au petit alpaga.