La mission D’une oreille à l’autre offre des prothèses auditives recyclées à des gens dans le besoin. (Crédit photo : Mélanie Labrecque)

COMMUNAUTÉ. Des représentants de l’Association des personnes avec une déficience de l’audition (APDA) étaient de passage à Laurier-Station, le 30 mai, dans le cadre de la 4e édition de la mission D’une oreille à l’autre.

Une dizaine de personnes âgées à faible revenu de la région a pu obtenir gratuitement l’une de ces prothèses ainsi que les conseils de professionnels de l’audition pour bien utiliser et entretenir l’appareil. Par la suite, ils auront droit à un suivi fait par le professionnel et l’APDA.

«Ce sont des prothèses qui ont été recyclées, nettoyées, réparées et qui ont été réinitialisées pour les redonner à nos aînés qui se sont inscrits. Les audioprothésistes font aussi des tests d’audition pour ceux qui en ont besoin. Ils font tout ça bénévolement», a indiqué la chargée de projet pour D’une oreille à l’autre, Chantal Fortin.

Le prix d’une prothèse auditive neuve est variable, mais les gens doivent s’attendre à débourser au moins 1 350 $ pour en acquérir une. Les prothèses remises en circulation sont celles qui font le contour du pavillon. L’embout est alors refait à neuf, selon les spécificités de la personne. Celles qui vont à l’intérieur des oreilles ne sont pas réutilisées, leurs pièces sont cependant recyclées.

Faciliter la vie

Lorsqu’elle a mis l’appareil à son oreille, Mme Bolduc a été étonnée de tous les sons qu’elle entendait. Elle entrevoyait déjà une meilleure qualité vie. «La surdité, ça me rendait agressive et impatiente», a-t-elle avoué spontanément.

La Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) paie une prothèse tous les six ans environ aux gens à faible revenu et sans assurance. Cependant, en cas de perte ou lorsqu’un seul appareil n’est pas suffisant, elles se retrouvent prises au dépourvu.

«Il est prouvé que la dégénéressance cognitive est moins rapide quand les personnes qui en ont besoin ont accès à une seconde prothèse. Souvent, les personnes âgées n’ont pas les moyens pour en avoir deux. Elles prennent celle de la RAMQ et c’est tout. Pourtant, les deux aident au niveau de la communication verbale ou téléphonique, la sécurité de la personne et elles permettent de briser l’isolement», a poursuivi Chantal Fortin.

Depuis le début de l’initiative, il y a un an, une cinquantaine de personnes à faible revenu a pu profiter de cette initiative.

Idée d’ailleurs

Pour mettre sur pied D’une oreille à l’autre, l’APDA s’est inspiré d’une initiative européenne. «Ça se fait depuis 10 ans en Europe. Audition solidarité est l’un de nos mentors, nous sommes allés apprendre d’eux pour offrir ce service ici», a raconté Mme Fortin.

L’Association veille à l’accompagnement et à la défense des droits de ces personnes. L’ajout de ce service permet de répondre à des demandes qu’ils recevaient de gens défavorisés qui avaient perdu leur appareil, d’autres qui ne cadraient pas dans les critères de la RAMQ ou qui avaient besoin d’une deuxième prothèse.

 

 

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