CONFLIT DE TRAVAIL. En réaction au mandat de grève générale illimitée obtenu aujourd'hui par le syndicat représentant ses employés, la Coopérative funéraire des Deux Rives a annoncé vendredi qu'elle exerce son droit au lock-out.

Par Érick Deschênes - Collaboration spéciale

«(Nous devons prendre cette décision) afin de protéger sa clientèle de l'incertitude et de l'anxiété, voire de la détresse, qui sont associées aux différentes possibilités de grève pouvant se concrétiser à tout moment et de manière intermittente. Considérant la charge émotive que peut représenter le déplacement ou l'annulation d'un événement funéraire, parfois à quelques heures d'avis, en particulier après plus d'une année de restrictions liées à la pandémie, la Coopérative ne peut, humainement, faire autrement», a expliqué l'entreprise, par voie de communiqué.

Dans un autre ordre d'idées, la Coopérative funéraire des Deux Rives a indiqué que la décision de faire appel aux services d'une autre entreprise funéraire est une décision qui appartient à sa clientèle qu'elle s'engage à la respecter.

Si la situation actuelle affecte prioritairement les personnes endeuillées, elle rappelle que les personnes détenant des contrats de préarrangements funéraires ont la possibilité de maintenir ces ententes. Pour les clients ayant déjà amorcé des démarches relatives à un événement funéraire avec la coopérative, les coûts associés aux services qui ne seraient pas fournis en raison du lock-out leur seront remboursés en totalité.

L'entreprise assure qu'elle maintiendra des effectifs suffisants pour pouvoir remettre les urnes aux endeuillés qui en feront la demande pendant cette période. 

Le conflit s'embrase

Plus tôt aujourd'hui, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) a annoncé que les employés syndiqués de la Coopérative funéraire des Deux Rives, réunis en assemblée générale, ont adopté à 92 % un mandat de grève générale illimitée à utiliser au moment jugé opportun.

Avec ce nouveau moyen de pression qui se succès à une série de 15 jours de grève, le syndicat veut «accélérer les pourparlers» pour renouveler la convention collective des employées, qui est échue depuis plus d'un an.  

Malgré deux rencontres de négociation tenues cette semaine, le groupe juge que les avancées aux tables «ne démontraient pas une volonté réelle de s’attaquer aux problèmes touchant l’organisation du travail et la santé psychologique des 110 salariés».

«L’épuisement de nos membres exige des gestes concrets rapidement, car il y a urgence à régler ces problèmes. Le vote d’aujourd’hui traduit une forme d’exaspération et la direction se doit d’en comprendre le sens. Les nombreux départs précipités des employés devraient constituer un signal d’alarme, mais la direction s’entête dans la confrontation et le déni, ce qui fait souffrir tout le monde, y compris les familles. La mission même des centres funéraires est actuellement compromise», a lancé le secrétaire général du conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches  de la CSN, François Proulx-Duperré.

Pour sa part, dans le communiqué de presse publié pour annoncer le lock-out, la Coopérative funéraire des Deux Rives a notamment souligné qu'une conciliatrice a été nommée par le ministère du Travail et qu'elle n'a pas reçu, pour le moment, les demandes salariales et monétaires de ses employés.

 

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