Se faire voir au hockey scolaire

Vincent Breton vincent.breton@tc.tc
Publié le 8 décembre 2016

Frédéric Collard et Olivier Houde voyagent chaque jour entre Saint-Apollinaire et Lévis pour étudier et jouer au hockey.

©Photo TC Media – Vincent Breton

HOCKEY. Pour l’entraîneur de la formation M13 du Collège de Lévis, Sébastien Blanchet, la visibilité qu’offre son programme est un avantage pour les joueurs.

L’ancien du Model de Lotbinière est convaincu que les joueurs de la Ligue de hockey préparatoire scolaire (LHPS) retiennent de plus en plus l'attention grâce à la visibilité dont ils profitent.  

«Il y en a de bons joueurs, mais c’est plus difficile de se faire voir dans Lotbinière. Ici, on a un certain exposure. On place de plus en plus de joueurs dans le collégial AAA, dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec ou dans les prep-schools américains», énumère M. Blanchet.

Selon lui, les show case auxquels participent les élèves-athlètes permettent aux recruteurs de cibler de nombreux talents en une ou deux journées.

M. Blanchet cite l’exemple d’Adam Drolet, de Saint-Agapit. Il a été recruté alors qu’il jouait bantam CC dans Lotbinière. L’an dernier, il a été repêché dans la LHJMQ. L’entraîneur nomme aussi Julien Houde, un jeune homme de Saint-Antoine-de-Tilly, qui en est à sa seconde année dans un prep-schools aux États-Unis.

Frédéric Collard aime bien la vitesse de jeu dans la LHPS.
Photo TC Media – Vincent Breton

Recruter jeune

Sébastien Blanchet avoue que son organisation doit elle aussi recruter de bons joueurs un peu partout sur le territoire de Lotbinière. Idéalement, son organisation tente d’aller chercher de jeunes joueurs comme Olivier Houde, de Dosquet, et Frédéric Collard de Saint-Apollinaire qui sont en première année de secondaire. Le but est de les amener jusqu’à leur graduation.

De plus, M. Blanchet avoue qu’il n’est pas toujours facile d’attirer des hockeyeurs parce que l’école où il enseigne est à Lévis. La distance peut parfois être importante par rapport à certaines municipalités de la MRC.

M. Blanchet reconnaît que le prix pour jouer dans un collège privé reste aussi un facteur à considérer, même si pour l’entraîneur, les coûts sont sensiblement les mêmes que pour le hockey d'élite, de calibre AAA.