Si l’ensemble de punk-rock montréalais Taxi Girls a entamé les festivités, les deux groupes de rock québécois iconiques Grimskunk et Groovy Aardvark ont fait bouger les spectateurs. Unis pour l’occasion, les deux groupes formés dans les années 1980 ont attiré leur lot d’amateurs.
Rapidement, l’ambiance vibrante des vieux routiers qui n’ont rien perdu de leur rythme et de leur énergie a encouragé les festivaliers à créer une fosse devant la scène. Leurs quelques allocutions ont surtout servi à saluer la foule lévisienne et à lancer quelques messages sociaux, notamment un cri du cœur contre le racisme et un support envers la Palestine.
Grimskunk et Groovy Aardvark ont alterné les succès de chacun des ensembles, au plaisir des nombreux amateurs dans l’assistance. Bien que leur son ait une tendance brutale et parfois anticonformiste, les deux groupes se sont permis une chanson à répondre et leurs reprises du Petit bonheur de Félix Leclerc et de Dondaine Laridaine du Rêve du Diable auxquelles les festivaliers ont participé activement.
Les collaborateurs ont montré l’ampleur de leur qualité musicale lors d’une interprétation rock parfaitement maîtrisée de la pièce classique William Tell Overture : Final, de Gioachino Rossini.
Les membres de Grimskunk et de Groovy Aardvark pendant leur prestation. Photo : Étienne Vallières
Papa Roach
Pour sa part, le groupe de métal alternatif californien Papa Roach, la tête d’affiche du vendredi soir, a apporté son énergie habituelle qui a tout de suite fait lourdement réagir la foule. L’ambiance s’est électrisée à l’arrivé de Jacoby Shaddix, le chanteur du groupe, dont le charisme a instantanément envoyé l’avant-scène dans un cercle considérable.
Saluant rapidement les amateurs du groupe, Papa Roach a tôt fait de rappeler que le groupe n’était rien sans ses partisans. Il l’a d’ailleurs démontré en faisant monter sur scène un festivalier portant un affichage qui indiquait qu’il souhait chanter une chanson avec les membres et qu’il ne les décevrait pas. La performance a enflammé la foule et Jacoby Shaddix a louangé se partisan pour sa performance.
L’ensemble californien, évidemment à l’aise avec la foule, a enchaîné les classiques et quelques reprises connues pour créer une ambiance mouvementée. C’est un parc Champigny comble qui a vibré au rythme endiablé de Papa Roach.
Encore une fois à l’écoute de ses partisans, Papa Roach a choisi de prendre une pause en plein milieu du concert pour permettre au paramédics de s’occuper d’une personne éprouvant un malaise. L’ensemble est revenu quelques minutes plus tard avec des vocalises pour éveiller la foule. Le spectacle a pu redémarrer comme si rien n’était arrivé.
Avant d’interpréter Leave a Light On (Talk Away the Dark), la tête d’affiche a présenté une vidéo dans laquelle Jacoby Shaddix a offert un témoignage pour sensibiliser au suicide, en plus d’annoncer qu’avec le spectacle, le groupe s’engageait à offrir un montant à un organisme local qui œuvre dans la prévention du suicide.
Papa Roach a par la suite repris ses chansons rock aux décibels élevés et l’ambiance survoltée s’est poursuivie jusqu’à la toute fin de la soirée, quand le groupe a livré son classique Last Resort en rappel devant des festivaliers emballés.
Photo : Étienne Vallières