Angine de Poitrine
C’est une foule fébrile qui attendait impatiemment l’arrivée du duo à pois après avoir pu réintégrer le site à la suite d’orages. Angine de Poitrine a livré la marchandise en interprétant Yor Zarad d’entrée de jeu. Les deux virtuoses ont capté l’attention du public dès les premières notes de leur rock expérimental pour ne jamais la perdre.
Entre les Tambebsz, Mata Zyklek, Ababa Hotel, Sarniezz et Fabienk qu’ils ont jouées, les deux musiciens venus d’une autre planète se sont adressés à la foule à quelques reprises dans leur dialecte inventé. La barrière langagière n’a pas empêché les festivaliers d’embarquer dans le délire.
Si les pièces musicalement complexes d’Angine de Poitrine ne laissent personne indifférent, l’ambiance électrisante dans la foule a témoigné du talent évident du duo. En proposant leur succès Sherpa pour clore leur prestation, les deux extraterrestres ont réussi à faire oublier l’humidité aux festivaliers.
Photo : Gilles Boutin
Vulgaires Machins
Le groupe originaire de Granby Vulgaires Machins (VM) avait la lourde tâche d’offrir une performance entre le phénomène mondial Angine de Poitrine et l’iconique groupe de punk californien The Offspring. L’ensemble a réussi son défi grâce à une performance enivrante.
Les musiciens ont entamé leur concert avec Om mani padme hum, qui a tout de suite allumé les partisans du groupe. Ils ont également livré un charmant Gens du pays en hommage à Lévis, ses habitants et son festival.
Après quelques chansons, la météo a fait des siennes alors qu’une imposante pluie s’est mise à tomber. VM a gardé l’ambiance vibrante auprès des festivaliers en enchaînant les succès Compter les corps et Puits sans fond.
L’aisance sur scène du groupe expérimenté s’est fait sentir lors de ses allocutions tantôt senties, tantôt rigolotes au public.
VM a conclu son spectacle avec la chanson Dieu se pique, mais avec des accents reggae et en y incorporant quelques lignes de No Woman, No Cry. La chanson a fait danser amplement l’avant-scène.
Photo : Gilles Boutin
The Offspring
Pour conclure le Festivent, le punk rock de The Offspring a retenti au parc Champigny avec un Come Out and Play bien reçu par la foule. Si la chanson Want You Bad a démarré avec des fausses notes du chanteur Dexter Holland, le groupe californien s’est repris avec une allocution pour remercier les Lévisiens d’être présents malgré la pluie et avec un Hit That bien senti.
Durant la majorité des chansons, l’assistance s’est fait entendre en entonnant les classiques à l’unisson avec les artistes. Après plus de 40 ans de carrière, les habitués des festivals ont utilisé leur expérience en s’adressant généreusement à la foule à plusieurs reprises, dont une longue allocution où les membres blaguaient qu’ils avaient battu un record mondial d’assistance.
Une séquence de reprises, constituée majoritairement de succès du métal, s’est terminée avec la surprenante Love Story de Taylor Swift qui a fait lever les bras dans les airs des festivaliers.
The Offspring a gardé ses chansons les plus iconiques pour la fin en jouant consécutivement Walla Walla, Why Don’t You Get a Job, Pretty Fly, The Kids Aren’t Alright, You’re Gonna Go Far, Kid et Self Esteem, en conclusion du festival. Si les Californiens ont abouti leur performance sous la pluie, le public est demeuré en feu jusqu’à la fin.
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Photo : Gilles Boutin
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