Rappelons qu’à l’arrivée du nouveau conseil municipal, durant la préparation du budget 2026, un manque à gagner de 13,9 M$ était effectivement présent dans l’unique proposition de budget du directeur général de la Ville de Lévis, Dominic Deslauriers.
L’excédent de fonctionnement de l’exercice financier 2025 de la Ville de Lévis s’élève plutôt à 32,8 M$ sur un budget de 417,3 M$, soit 7,9 %. Il s’agit de la combinaison de revenus nets additionnels de 20,1 M$, un écart de 4,8 % par rapport au budget, et de dépenses nettes moindres de 12,7 M$, un écart de 3,1 % avec le budget.
En ce qui a trait aux revenus nets additionnels, cet écart favorable est «principalement attribuable aux droits de mutation immobilière (13,3 M$), ainsi qu’à la bonne performance des revenus de taxes (4,6 M$), des intérêts (1,9 M$) et des licences et permis (1,6 M$). Ces hausses compensent les écarts défavorables observés au niveau des subventions et des redevances liées aux matières résiduelles, contribuant de façon déterminante à l’excédent global de l’exercice».
«La poursuite de la croissance du marché immobilier à Lévis a entraîné une augmentation des revenus associés aux droits de mutation, parallèlement à une progression du nombre de permis de rénovation et d’agrandissement», précise le document de la Ville.
Du côté des dépenses nettes, «les dépenses de fonctionnement ont bénéficié de conditions hivernales clémentes, contribuant à une réduction des coûts liés aux opérations de déneigement (1,9 M$). Par ailleurs, les écarts favorables observés sur la masse salariale (2,1 M$), les cotisations de l’employeur (3,6 M$) et les régimes de retraite (2,8 M$) s’expliquent par des variations dans le rythme des embauches, le roulement de personnel et l’absentéisme. Plusieurs autres postes opérationnels présentent également des écarts favorables, reflétant une gestion rigoureuse des ressources».
Au total, 13,1 M$ des excédents serviront au maintien d'un montant de 3% pour risque, 10 M$ iront au remboursement de la dette, 6,3 M$ pour le renflouement des réserves et 3,4 M$ sont non attribués.
Le rapport indique toutefois que la dette à la charge de la Ville a augmenté de 21,3 M$ en 2025, pour s’établir à 625 M$. Le ratio de la dette à long terme sur les revenus est passé de 145 % à 140 %.
«Surprises» pour LF10 et RL
«Ça fait partie des surprises de cette année (les excédents du rapport). On voit qu’on a des excédents qu’on s’explique mal quand, en début d’année, on était à pleurer et demander qu’on trouve de l’argent, qu’on coupe des projets parce qu’on n’arrivait pas. C’est quelque chose qu’on aurait dû voir venir et quelque chose à utiliser pour être capable de balancer un budget. Comment on part avec un budget équilibré et on finit l’année avec 33 M$ de surplus?», a réagi Isabelle Lefebvre, conseillère du district Saint-Nicolas et cheffe intérimaire de Repensons Lévis.
Le chef intérimaire de Lévis Force 10 et conseiller de Saint-Rédempteur, Benoit Forget-Chiasson, a répondu dans le même sens, prenant soin de rappeler que l’ancienne administration avait été pointée du doigt pour sa gestion de la situation financière.
«On se rappellera qu’on avait un manque à gagner de 14 M$ qui était à trouver pour boucler le budget et on se retrouve quelques mois plus tard avec un excédent de 32 M$. Je vais aussi prendre le temps de relever qu’on a parlé d’une situation financière qui était précaire, que l’ancienne administration laissait un bilan catastrophique et que Lévis Force 10 avait mis la Ville dans un état financier difficile. Oui, on fait face à des défis comme plusieurs grandes villes, mais on voit que la santé financière de la Ville est bonne», a ajouté Benoit Forget-Chiasson.