Dossier de l’accès au fleuve dans l’ouest
Au cœur de l’actualité dans les dernières semaines, le dossier de l’accès au fleuve à Saint-Nicolas est revenu à l’avant-plan en marge de la séance.
Rappelons effectivement que la conseillère municipale de Saint-Nicolas, Isabelle Lefebvre, avait exprimé son inquiétude de voir que des terrains appartenant à la Ville situés près du chemin du Quai en bordure du fleuve Saint-Laurent «pourraient être revendus à des fins spéculatives», en mai dernier. Dernier accès au fleuve dans l’ouest, elle avait constaté que l’ancien chalet des Frères, le bâtiment situé au 1040, chemin du Quai, avait été démoli en raison de son état.
Le maire de Lévis avait répondu en mentionnant qu’il est «hors de question qu’on ne maintienne pas un accès au fleuve dans le secteur ouest».
Voilà que Benoit Forget-Chiasson, conseiller de Saint-Rédempteur, est revenu à la charge en indiquant qu’Isabelle Lefebvre avait profité de la situation pour se faire du «capital politique».
«C’est un peu désolant de voir la conseillère de Saint-Nicolas se faire du capital politique sur un enjeu comme celui-là. […] Avant de sortir publiquement sur des enjeux comme ça, c’est important d’avoir l’ensemble de l’information et ce n’est pas le cas dans ce cas. Ça cultive forcément l’insécurité des citoyens. En aucun cas le sujet n’a été abordé, ni en comité plénier, ni au conseil de Ville», a affirmé Benoit Forget-Chiasson.
«C’est mon devoir de représenter la voix des citoyens. C’est quelque chose qui m’a été ramené régulièrement durant la campagne et sur lequel je me suis engagée à faire des démarches. À partir du moment où je vois une pépine qui est en train de détruire un bâtiment de la Ville, ça soulève des questions. Puis, quand on pose des questions, on ne me répond pas. C’est une autre inquiétude», a répondu Isabelle Lefebvre.
Mission en Allemagne et en Italie
L’association des fournisseurs québécois de la construction navale, Naval Québec, organisera une mission économique en Allemagne et en Italie du 31 août au 11 septembre avec des entreprises souhaitant développer leurs activités en Europe et des représentants de régions désireuses d’attirer des investissements et de mettre en valeur les partenaires industriels actifs sur leur territoire.
On y prévoit la participation au salon Shipbuilding, Machinery, and Marine Technology (SMM) de Hambourg 2026, le plus important événement international consacré à la construction navale et aux opérations maritimes ainsi que des rencontres d’affaires et des visites industrielles.
Alors que «la participation à cette mission représente une occasion stratégique de positionner son territoire et ses entreprises auprès des principaux acteurs internationaux du secteur, tout en consolidant son leadership face aux autres villes et régions du Québec et du Canada» pour Lévis, deux représentants de la Ville y prendront part. Olivier Biron, conseiller de Bienville, et Francis Létourneau, conseiller en développement et prospection des investissements, seront les représentants de la Ville.
Le coût de participation pour deux représentants de la Ville est estimé à 30 000 $ et sera assumé à même l’excédent de fonctionnement accumulé non affecté.
«On n’est pas défavorable aux missions étrangères, mais en autant qu’on puisse en tirer profit. Est-ce qu’on peut avoir des retombées tangibles? Si c’est le cas, go, on y va! On a une belle place à prendre au niveau naval à l’international, donc c’est important que Lévis se positionne dans le monde en tant que plaque tournante de l’industrie navale», a réagi Isabelle Lefebvre.
Aides financières
Les échevins se sont entendus afin de verser une aide financière d’un montant maximum de 150 000 $ au Centre de pédiatrie sociale de Lévis (CPSL). Cette demande du CPSL survient dans le cadre du Programme Vitalité Territoriale afin de soutenir son projet de relocalisation pour améliorer l’accessibilité, la capacité d’accueil et l’intégration des services offerts aux enfants et aux familles vulnérables du territoire.
Le projet qui sera en branle de juin à septembre coûtera un peu plus de 1,8 M$ au total.
De son côté, le Centre Bruno-Verret de Saint-Étienne-de-Lauzon recevra une aide financière de 1 M$. Ce montant servira à la réalisation de son projet évalué à 2,4 M$ de remplacement complet de la dalle de béton de la patinoire standard.
Construite en 1981, la patinoire est maintenant jugée «en fin de vie», présentant «des problématiques techniques importantes affectant la capacité de congélation de la dalle, compromettant à terme la fiabilité, la sécurité et la continuité des opérations». Une modification au contrat de location d'heures de glace, incluant un ajustement tarifaire, est également prévu afin d’assurer la pérennité des opérations de l’organisme.
«C’est un investissement majeur. Il s’agit d’un avancement concret et significatif dans notre engagement de s’occuper de nos infrastructures qu’on a déjà», a indiqué Daniel Saindon, conseiller de Charny.
Le Club de curling Etchemin bénéficiera également d’une aide financière d’un peu plus de 78 000 $ de la Ville. Puisque les équipements actuels sont vieillissants, énergivores et ne répondent pas tous aux normes environnementales, le projet, évalué à 122 000 $ et réalisé entre juin et septembre, vise à rénover et mettre à niveau les installations.
Le Filon profitera pour sa part d’une aide financière de 12 000 $ afin de consolider et dynamiser le Tiers-Lieu en augmentant la présence d’animatrices et animateurs communautaires.
Notons aussi qu’un montant de 2,1 M$ sera utilisé afin de financier les opérations de valorisation ou disposition des boues de la station de Saint-Nicolas et des étangs aérés.
Dossiers de démolition
Après que le comité de démolition ait approuvé la démolition de l’immeuble situé au 672, rue Saint-Joseph, le 9 septembre 2025, trois groupes s’y étaient opposés et le 19 mai dernier s’était tenu la séance d’audition. Le conseil a ensuite approuvé, le 16 juin, la démolition du bâtiment.
«J’ai été voir la maison construite en 1860. Cet immeuble semble s’inscrire dans un cas typique de phénomène d’abandon et démolition. On va se le dire, on l’a échappé depuis 2016. On ne veut pas revivre ce film-là. Pour le prochain budget, si on ne veut pas revoir des cas similaires, il faut se demander si les ressources appliquées au règlement sont suffisantes et si on veut encore reporter le programme d’aide à la restauration patrimoniale», a partagé Anthony Dufour, conseiller de Saint-Étienne et président du comité de démolition.
Propriétaire du terrain situé au 89, rue Mailly, dans le secteur Saint-Rédempteur, la Ville procédera aussi à la démolition du bâtiment qui y est installé. Un montant de 60 000 $ de la réserve financière pour le financement de dépenses relatives à la réalisation de projets d’amélioration des environnements et espaces de travail de l’ensemble du personnel est requis, alors que le terrain sera ensuite mis en vente.
Remboursement de la dette
La Commission des finances et de l’administration a proposé au conseil de Ville d’abaisser la réserve de déneigement à 4 M$ et d’affecter le montant récupéré de 1 M$ au remboursement de la dette, ce qui a été accepté.
En plus, la Ville a identifié de nouveaux soldes disponibles sur règlements d’emprunts fermés à la suite de la préparation du rapport financier 2025. Ces montants, qui s’élèvent à environ 2,5 M$ serviront directement au remboursement de la dette.
Modification de règlement
Avec les travaux majeurs prévus en 2026 et 2027 sur l’autoroute 20 et dans le secteur du chemin du Sault, la Ville s’attend à une pression importante sur le boulevard Guillaume-Couture et la route 116. Dans ce contexte, des interventions ciblées comprenant l’élargissement des plages horaires sur certains tronçons de Guillaume-Couture, la hausse du seuil de covoiturage de deux à trois sur des tronçons de la route 116 et du boulevard Guillaume-Couture et l’ajustement des catégories de véhicules autorisés sur les voies réservées (retrait des véhicules électriques et ajout des véhicules d’urgence sur la route 116) sont prévues.
Selon une analyse réalisée par la Société de transport de Lévis, 47 de ses 74 parcours seront aussi affectés, incluant les lignes structurantes Lévisien 2 et 3. «Les mesures proposées permettraient d’améliorer environ 8 000 déplacements quotidiens sur 15 000, soit plus de 50 % du réseau».
Projet pour le Stade Georges-Maranda
Le premier citoyen a également pris un moment pour rappeler son projet de terrain de baseball synthétique et d’installation d’un dôme rétractable au Stade Georges-Maranda.
«On a pris un engagement en campagne électorale et c’était de donner de l’amour au stade. On a l’intention de la moderniser avec un terrain synthétique, un nouveau bâtiment, des estrades et un dôme. C’est un projet qu’on évalue à 15 M$ et on souhaite recevoir une contribution du gouvernement québécois de l’ordre de 7 à 8 M$. J’au l’intention de présenter le projet à M. Drainville dans les prochains jours», a signifié Steven Blaney.