Après avoir rappelé que la construction représente environ 7 % du PIB et de la main-d'œuvre du Québec, l'ACQ a déploré qu'il devient de plus en plus difficile de réaliser les projets à temps et selon les budgets prévus en raison de plusieurs défis.
Pour renverser la vapeur, l'ACQ réclame un ministre de la Construction. Pour le regroupement, ce membre du cabinet agirait comme répondant principale pour la planification des projets, la réglementation qui les encadre et leur réalisation. «Cette personne donnerait ainsi l'impulsion nécessaire pour passer de l'intention à l'action. Il est urgent qu'au Québec, nous nous intéressions à l'état de nos infrastructures pour qu'elles redeviennent symbole de fierté», a soutenu l'association.
Du même souffle, l'ACQ demande au prochain gouvernement de diminuer la paperasse des entrepreneurs grâce à l'instauration d'un guichet unique et à des formulaires préremplis. Elle estime que ces mesures permettraient des économies estimées à plus de 150 M$.
L'organisation propose aussi de valoriser les métiers de la construction, favoriser l'alternance travail-études et mettre à jour les programmes de formation, «dont certains n'ont pas été révisés depuis plus de 15 ans». L'ACQ appelle enfin à investir davantage dans les infrastructures en eau, «un élément essentiel pour construire les logements nécessaires» pour répondre à la crise de l'abordabilité en habitation.