Après ses études en sciences politiques et en relations internationales, qui lui ont notamment permis d’obtenir une maîtrise en études internationales, Yanick Godbout a œuvré au ministère des Relations internationales, où il a appris à connaître le fonctionnement des relations entre les élus et les instances gouvernementales.
Il est par la suite devenu délégué du Québec à Los Angeles pour un mandat de quatre ans, où il a créé des relations d’affaires avec les chambres de commerce de la région. C’est d’ailleurs lui qui a négocié avec la Californie pour intégrer le Québec à la bourse du carbone.
Yanick Godbout a également œuvré dans le secteur privé, notamment auprès de DPME Chaudière-Appalaches, de Commerce international Québec et de Desjardins Entreprises, où il a toujours aidé les PME à développer leur commerce international.
Lévisien depuis une quinzaine d’année, le candidat du PQ a choisi de s’établir à Lévis pour y fonder sa famille.
«Ici, je n’ai pas trouvé de point négatif. Il y a une vie active, il y a des restaurants, des activités. C’est proche de Québec, donc on y a accès facilement, mais le coût de l’habitation est moins cher. C’est un bel entre-deux avec beaucoup de services, mais pas l’aspect étouffant que peut avoir une grande ville», souligne-t-il.
Les raisons de son implication
Si Yanick Godbout a décidé de s’impliquer maintenant en politique, c’est pour faire démentir la «fatalité comme quoi un gouvernement est incompétent et qu’on doive faire avec».
«Je suis quelqu’un qui analyse beaucoup et qui observe la politique, confie-t-il. Je regarde ce qui se passe depuis huit ans et je ne trouve pas ça normal la façon dont l’argent est géré. Dans ma mentalité de gestion de PME, chaque dollar qu’on dépense doit rapporter quelque chose. De voir des milliards investis dans des PME étrangères qui vont faire faillite six mois plus tard, ça n’a aucun sens. Au lieu de me plaindre, j’ai voulu offrir mon expertise pour démontrer qu’on peut être un bon gestionnaire.»
Ses chevaux de bataille
S’il est élu, Yanick Godbout compte se concentrer sur trois chantiers, soit la fluidité des transports, le coût de la vie ainsi que le développement économique des PME. Quant au premier point, le candidat du PQ ne croit pas que c’est un lien interrives qui réglera les problèmes, mais plutôt le cumul des petites choses.
«Le trafic est beaucoup plus est-ouest que nord-sud. […] Pour les autres partis, le projet s’arrête à faire un pont. Pour le projet de la CAQ, je me suis informé auprès d’experts et, au plus tôt, il serait prêt en 2040. On en a encore pour 14 ans à rien faire en attendant un pont qui va régler une petite partie du problème. La bonne solution, c’est un cumul de petites solutions. Par exemple, la synchronisation des lumières sur Guillaume-Couture grâce à l’intelligence artificielle ou, à la tête des ponts, faire un échangeur qui serait directement pour la 73 pour retirer des gens de la voie pour aller sur le pont», explique-t-il.
Ayant œuvré dans les affaires toute sa carrière, Yanick Godbout veut aussi démontrer que l’indépendance du Québec est viable financièrement.
«Jamais je ne dirais que je veux l’indépendance du Québec pour une raison de passion. L’attachement à la langue et tout ça, c’est important, mais si ça ne faisait pas de sens financièrement, j’aurais des réserves. Ce n’est pas le cas du tout. Les pays avec la meilleure qualité de vie au monde sont des pays avec 5 à 10 millions d’habitants. Le Québec a une économie forte et diversifiée. On a tout ce qu’il faut pour exploser et devenir encore plus fort», conclut le Lévisien.