Le regroupement de syndicats déplore d'abord que la décision «n'offre aucun gain» de productivité, notamment en raison de l'obligation pour des travailleurs d'assister sur leur lieu de travail à des réunions tenues en ligne, alors que d'autres y participent à distance.
«D'un côté, il y a moins d'espaces de travail disponibles, voire plus du tout dans certains cas, car les employeurs ont réduit les superficies de bureaux ces dernières années. De plus, les espaces de travail en aire ouverte ne correspondent pas toujours aux habitudes des employé.e.s, surtout après 5 ans de télétravail», a argué Patrick Gloutney, président du SCFP Québec.
Également, le groupe critique que «ce retour forcé ne s'inscrit aucunement» avec le plan de décarbonisation du gouvernement.
«Le déplacement inutile du personnel vers le bureau entraîne une augmentation des gaz à effet de serre (GES). En milieu urbain, cela devient encore plus absurde en engorgeant les routes avec des salarié.e.s qui n'ont aucun besoin de se déplacer», a soutenu Danick Soucy, président du secteur des sociétés d'État du SCFP.