«C’est un moment historique, un moment où on peut enfin vivre le début d’une nouvelle ère pour Davie et la construction navale canadienne. Les besoins du Canada sont aujourd’hui beaucoup plus grands que ce qui était prévu jusqu’à tout récemment, mais Davie trouve toujours le moyen de proposer des solutions innovantes aux besoins du Canada», a souligné Lindsey Kettel, présidente du chantier Davie.
James Davies, chef de la direction, et Lindsey Kettel, présidente du chantier Davie. -Photo : Gilles Boutin
Rappelons que les travaux de découpe de la coque étaient déjà amorcés depuis plusieurs mois au chantier naval finlandais Helsinki Shipyard Oy, mais cette fois, ce sont les travaux de soudure qui sont lancés.
Figurant dans la Stratégie nationale de construction navale (SNCN), il s’agira, lors de son entrée en service en 2030, de l’un des brise-glaces lourds conventionnels les plus puissants au monde, alors que le contrat pour le projet est évalué à 3,25 G$. De 138 mètres de long, il sera ensuite livré à la Garde côtière canadienne, qui pourra ainsi assurer une présence continue dans l’Arctique.
Photo : Gilles Boutin
«Ça va donner l’occasion et une autre capacité à la Garde côtière pour être dans l’Arctique toute l’année et ça, c’est nouveau. On a très hâte de voir en 2030, ce sera incroyable pour nous. […] Ce sera les yeux pour le Canada pour voir, prévenir et détecter les menaces», a indiqué Kevin Brosseau, commissaire de la Garde côtière canadienne.
Équipé sur mesure
Le navire de classe polaire est notamment équipé d’un héliport et d’un hangar pouvant accueillir deux hélicoptères et des véhicules sous-marins, il a une capacité de 100 à 150 personnes, il est capable de briser de la glace de plus de 2 mètres d’épaisseur et a une endurance de 100 jours.
«Ce sont des retombées pour Lévis et pour tout l’écosystème de la construction navale au Québec. Le chantier est maintenant le plus grand chantier naval au Canada et est sur son rythme de croisière. On est bien fiers du travail qui a été fait par tous les artisans de cette réussite», a mentionné le maire de Lévis, Steven Blaney.
Steven Blaney, maire de Lévis. -Photo : Gilles Boutin
Il va aussi permettre la création de 1 000 emplois à Lévis et de 2 500 emplois dans la chaine d’approvisionnement.
«Le brise-glace Polaire Max, c’est un symbole de notre souveraineté canadienne. On ne peut pas contrôler ce qu’il se passe avec la guerre tarifaire, on ne peut pas contrôler ce qu’il se passe au Moyen-Orient, mais on peut contrôler comment nous on est capables de développer des capacités souveraines, d’employer notre monde et d’ultimement nous défendre», a lancé Mélanie Joly, ministre de l’Industrie.
«Alors que le Canada fait face à un monde de plus en plus incertain, où nos alliés sont menacés de plus en plus, où la souveraineté de l’Arctique canadien est constamment mise à mal, il est essentiel qu’on investisse en défense. […] Ça veut dire 200 M$ pour nos PME, mais ça veut aussi dire que le travail qui va se faire ici, à Lévis, va contribuer à protéger la souveraineté du Canada et à défendre sa sécurité», a ajouté Joël Lightbound, ministre de la Transformation du gouvernement, des Travaux publics et de l’Approvisionnement.
Joël Lightbound, ministre de la Transformation du gouvernement, des Travaux publics et de l’Approvisionnement.-Photo : Gilles Boutin
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