Photo : Mélanie Labrecque

HOCKEY. L’équipe féminine de hockey du Centre d’études collégiales de Lotbinière et du Cégep de Thetford, les Filons, a complété, au début du mois d’avril, la première saison de son histoire. Malgré un bref passage en séries éliminatoires, l’entraîneur-chef, Benjamin Savard, ainsi que les joueuses sont satisfaits de ce premier tour de piste.

Le son des rondelles rebondissant sur les bandes et les cris des joueurs résonnaient dans le Centre G.H. Vermette le 7 avril alors que les Guépards de l’école Beaurivage terminaient un entraînement. À l’étage, Benjamin Savard ainsi que deux de ses joueuses, la gardienne Rose Lennon et l’attaquante Anne-Julie Blanchette étaient réunies pour faire le point sur cette première saison.

«Ça s’est bien passé. Nous avons eu des moments plus difficiles, mais je pense qu’on s’en est bien tiré. On a pu donner du fil à retordre aux formations adverses. Nous avons eu beaucoup de parties nulles et réussi à prouver notre résilience en tenant tête aux meilleurs clubs de la ligue», a analysé Rose Lennon.

La joueuse d’avant Anne-Julie Blanchette va un peu plus loin. «Nous avons été capables de remonter dans nos moments les plus bas, en équipe. Je pense que c’est ce qui a fait la différence et qui nous a permis d’obtenir des victoires.»

Benjamin Savard poursuivra son travail afin que sa formation puisse maintenir une constance dans son jeu. «Il n’y a pas de potion magique pour la constance. Elle viendra en travaillant sur les détails. Il faut s’assurer de bien faire les choses au quotidien. Il faut y croire. À partir du moment où tout le monde y met du sien, on réussit à aller la chercher. L’année prochaine, notre groupe sera à maturité puisque nous avons uniquement trois finissantes. La majorité du groupe revient.»

Ce dernier rappelle qu’une équipe de hockey collégial vit au rythme des arrivées et des départs des joueuses qui commencent et finissent leur parcours scolaire.

Une première année COVID

Il faut dire que le contexte dans lequel les Filons ont évolué n’a pas été évident. L’équipe était à peine formée que déjà elle rencontrait son premier obstacle de taille : la COVID-19.

«Nous n’avions pas eu le temps d’instaurer une cohésion. Il a fallu faire comprendre aux joueuses que tout ce qu’on ferait pendant l’année COVID ferait en sorte qu’elles seraient prêtes à embarquer sur la glace et créer rapidement cette chimie au retour au jeu. Nous avons fait un encadrement physique. Il y avait des suivis toutes les semaines, des séances d’études et nous avons organisé des activités pour que les filles s’entraînent plus. On a été créatif, mes adjoints et moi, afin de garder les filles motivées», a mentionné Benjamin Savard.

Pour les filles, cet encadrement leur a permis de garder le cap et leur motivation. «Nous n’étions pas laissées à nous-même, a renchéri Rose Lennon. On a une équipe tissée serrée, ce qui nous a permis de nous appuyer et de nous encourager les unes et les autres.»

«Juste de savoir qu’on était bien encadrée a fait en sorte que nous avons continué à croire que nous aurions une saison», a soutenu Anne-Julie Blanchette.

Elles mentionnent également la grande disponibilité de l’équipe d’entraîneurs afin de les aider à améliorer leur jeu. Bien que l’aréna soit occupé par plusieurs ligues et équipes, tout le monde y trouve son compte, relève Benjamin Savard, ce qui permet aux Filons de profiter d’un précieux temps de glace pour parfaire la formation des hockeyeuses.

Prochaine saison

Actuellement, les étudiantes-athlètes se concentrent sur leur fin de session avant de repartir dans leurs régions pour l’été. Avec leur retour en août, arriveront quelques recrues que Rose, Anne-Julie et leurs coéquipières accueilleront à bras ouverts.

«On a la chance d’avoir une belle gang soudée. Nous sommes arrivées et on a été accueillies comme si nous étions là depuis toujours. Ce sera à notre tour de le faire sentir aux nouvelles, de les appuyer et de les épauler», a résumé Rose Lennon.

 

 

 

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