(Crédit photo : Mélanie Labrecque)

CULTURE. L’agriculture est au cœur de l’histoire du Québec et l’un des témoins de ce passé est la machinerie associée à la culture de la terre. À Issoudun, il est possible d’avoir un aperçu de la vie agricole du début du 20e siècle avec la collection de miniatures exposée au Musée Isidore-Boisvert.

Les 150 pièces, toutes confectionnées par l’Issoudunois Isidore Boisvert, permettent d’avoir une idée de ce qu’était la vie dans les champs au siècle dernier et de constater l’importance du cheval dans le travail agricole.

Ainsi, il est possible d’y voir plusieurs engins tractés par des chevaux : charrette à foin, arracheuse à patate, sleigh, rouleau à terre, semoir, etc. Des textes descriptifs viennent expliquer la fonction de chacune de ces machines.

«Pour quelqu’un qui ne sait rien de l’agriculture, il est difficile de connaître la fonction de chacune des machines et de savoir comment elles étaient utilisées», a rappelé la mairesse d’Issoudun, Annie Thériault. Cette dernière a participé à la revitalisation du musée et à la rédaction des textes explicatifs en 2006.

De plus, elles ont été classées selon les saisons. Il est alors possible de les remettre dans leur contexte d’utilisation comme le temps des sucres, le labour, la fauche des foins ou l’enlèvement de la neige.

On peut également y voir d’autres véhicules comme des calèches, des traîneaux et un corbillard ainsi que différents outils qui étaient utilisés par les agriculteurs de l’époque et d’autres qui meublaient le quotidien des gens: baratte à beurre, meule, laveuse ou métier à tisser.

Pour le plaisir

Isidore Boisvert ne recherchait pas la reconnaissance avec son travail. Ce dernier n’était pas un artiste, mais un retraité qui reproduisait des machines agricoles en petit format (quelquefois dans un gabarit un peu plus imposant) pour le plaisir et pour passer le temps. Et pour les confectionner, il utilisait souvent des objets du quotidien.

«C’était un patenteux. Il prenait tout ce qu’il avait sous la main. Lorsque l’on regarde de près on reconnaît certains éléments qui ont servi à la fabrication des pièces. Aussi, on a demandé à l’une de nos fermières, Marianne Cayer, de décorer nos miniatures afin d’y ajouter un peu de vie. Elle avait une collection de poupées Barbie. Elle a confectionné des vêtements et les a toutes habillées à la mode du temps», a décrit Annie Thériault.

À son décès, en 1996, il a légué sa collection à la municipalité. Ce n’est que quelques années plus tard qu’elle a été mise en valeur, après qu’Issoudun se soit porté acquéreur de l’édifice de l’ancienne école primaire. À l’initiative de bénévoles et d’élus, une salle de classe située au deuxième étage a été aménagée afin d’y exposer le travail de M. Boisvert. C’est à ce moment qu’une grande fresque murale a été peinte sur les murs de la pièce qui illustre des scènes de la vie agricole de l’époque.

Le Musée Isidore-Boisvert se trouve au deuxième étage du Centre communautaire d’Issoudun.

 

 

 

 

 

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