Le président de l’UPA, Marcel Groleau, demande au prochain gouvernement fédéral de bonifier ses aides financières aux agriculteurs. Crédit photo : Courtoisie

AGRICULTURE. L’Union des producteurs agricoles (UPA) a dévoilé ses demandes aux partis fédéraux, le 23 août dernier. L’organisation demande notamment au prochain gouvernement d’augmenter l’ensemble des budgets consacrés à l’agroenvironnement.

Par Érick Deschênes - Collaboration spéciale

Pour ce faire, l’UPA croit qu’Ottawa devrait, entre autres, créer un nouveau programme Agri-vert. Avec ce dernier, le gouvernement fédéral rémunérerait les producteurs qui respecteront les exigences environnementales ou qui adopteront des pratiques inhérentes à l’agriculture durable. La rétribution serait assurée par des paiements directs annuels versés aux agriculteurs en mesure de démontrer qu’ils satisfont aux exigences environnementales du programme.

«Le soutien gouvernemental canadien en agroenvironnement est moins élevé que celui de nos principaux compétiteurs internationaux. Pourtant, les attentes sociétales sont de plus en plus fortes. Le gouvernement canadien doit en faire plus, d’autant plus que la plupart des pratiques agricoles bénéfiques pour l’environnement et la société entraînent des coûts qu’il est impossible de transférer aux marchés, ce qui constitue un risque supplémentaire pour nos entreprises agricoles», a expliqué le président général de l’UPA, Marcel Groleau.

Le groupe soutient que des investissements publics supplémentaires en matière de recherche et d’innovation, d’adaptation des entreprises et au chapitre de la production biologique, «comparables à leurs principaux compétiteurs internationaux, leur permettraient d’accélérer la transition écologique souhaitée par les consommateurs».

Pour justifier son point, l’UPA a soutenu que 25 % du soutien aux agriculteurs américains prend la forme d’une aide directe aux initiatives agroenvironnementales, soit environ 1 % de leurs recettes monétaires agricoles. Pour obtenir un soutien agroenvironnemental équivalent aux producteurs américains, l’organisation estime qu’un investissement additionnel de 700 à 800 M$ par année est requis.

En plus de la création d’un nouveau programme Agri-vert, l’UPA demande aussi au prochain gouvernement de bonifier son soutien au secteur biologique. «Le Canada est le cinquième marché biologique en importance dans le monde, mais l’augmentation constante de la production n’arrive pas à combler la demande, autant sur le marché national qu’international», a conclu le regroupement.

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