Johanne Blanchet (à gauche) et Julie Bureau travaillent au Centre intégré de santé et de services sociaux de Chaudière-Appalaches. (Crédit photo : Mélanie Labrecque)

SANTÉ. Plus de 130 personnes se sont rassemblées à Laurier-Station, le 6 février, pour en apprendre plus sur la Loi concernant les soins de fin de vie. Bien qu’elle ait été adoptée il y a un peu plus de deux ans, les questions et inquiétudes à propos de son application sont encore nombreuses.

La Loi concernant les soins de vie n’encadre pas seulement l’aide médicale à mourir. Elle définit toutes les règles entourant les soins palliatifs et de fin de vie. La conférence a permis, entre autres, de différencier les soins palliatifs des soins de fin de vie, de faire le point sur les droits d’une personne en fin de vie, d’expliquer ce que sont les directives médicales anticipées, la sédation palliative continue et finalement l’aide médicale à mourir.

«Tout doit se faire dans le respect de ce que la personne veut. Elle a des droits et des libertés. Elle a le droit d’être traitée avec compréhension, compassion, courtoisie et équité. Elle a le droit de recevoir des soins de fin de vie, de les refuser ou de les arrêter et d’être représentée», a mentionné Johanne Blanchet, chef de programme aux soins à domicile au Centre intégré de santé et de services sociaux de Chaudière-Appalaches.

Aide médicale à mourir

Johanne Blanchet et son équipe ont expliqué aux personnes présentes que les professionnels de la santé doivent fournir les informations nécessaires sur l’aide médicale à mourir. S’ils ne peuvent pas ou ne veulent pas, ils doivent les référer à quelqu’un qui le peut.

Elles ont aussi énuméré les critères d’admissibilité et la procédure à suivre par les professionnels de la santé. De plus, ils doivent s’assurer qu’il n’y a pas d’autres moyens de soulager les souffrances avant de donner son aval à l’aide médicale à mourir.

Seul le malade peut en faire la demande, ont-elles rappelé. «La personne doit conserver son aptitude à consentir jusqu’à la fin. Si elle est inconsciente ou incapable de répondre, le médecin ne pourra pas continuer. Dans ce cas, nous poursuivrons les soins palliatifs», a expliqué l’assistante de Mme Blanchet, Julie Bureau. L’aide médicale à mourir, a-t-elle ajouté, permet à ces gens d’éviter la douleur ou la détresse qui découlerait de la détérioration de leur état de santé.

Si l’aide médicale à mourir a déjà été accordée à des malades de Chaudière-Appalaches, Mme Blanchet, pour des raisons de confidentialité, ne peut pas dire combien l’ont reçu. «On connaît les façons de faire. On est en train de former le personnel pour être en mesure d’intervenir. On prépare nos gens», a-t-elle assuré. 

D’un autre côté, plusieurs personnes ont présenté le cas de proches atteints d’une maladie dégénérative. «Les gens ont peur de l’aide médicale à mourir, surtout par rapport à la démence. Ils souhaiteraient avoir plus de latitude dans ces cas-là», a indiqué Johanne Blanchet. Pour l’instant, la Loi ne permet pas à des proches de faire une demande d’aide médicale à mourir pour ces gens, a ajouté Julie Bureau.

La conférence sera présentée de nouveau le 25 avril au Centre multifonctionnel de Saint-Apollinaire, à 19h.

 

 

 

 

 

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