Tout se passe dans l’harmonie dans la famille Bergeron-Godin. Crédit photo : Émilie Pelletier - Collaboration spéciale

PORTRAIT. Ils étaient sept et ils seront bientôt neuf. Olivier, Malik, Dylan, William, Léa-Kim et leurs parents attendent impatiemment l’arrivée des deux nouveaux membres de leur grande famille, les jumeaux nés sur la route 116 dans la nuit du 19 au 20 août.

C’est lorsqu’elle s’est mise à avoir des contractions de plus en plus rapprochées dans la journée que la maman, Michelle Bergeron, a su que les bébés ne tarderaient pas. N’en étant pas à sa première grossesse, avec trois en autant d’années, elle a su reconnaître les signes.

Après avoir perdu ses eaux en soirée, il n’a fallu que quelques minutes pour que la femme de 32 ans et son conjoint, Danny Godin, se retrouvent dans la voiture, à pleine vitesse en direction de l’hôpital. «En partant, je l’ai dit à Danny que j’étais certaine que nous n’aurons pas le temps de nous rendre, se souvient-elle, alors à 34 semaines et trois jours de grossesse. Même la gardienne a eu peur de devoir m’accoucher à la maison!» 

Déjà? 

Comme de fait, le périple de Dosquet vers Québec n’aura pas été bien long sur la 116 avant que le trajet ne soit interrompu par le premier des petits jumeaux. Le temps que le papa ne compose le 9-1-1, il était déjà arrivé.

«Danny avait déjà une fille avant que l’on se rencontre, mais je savais qu’il ne se sentait pas bien lors des autres accouchements. Je lui ai confié le relais pour le deuxième bébé qui arrivait et moi je tenais le premier», raconte Mme Bergeron, fière de son docteur improvisé, surtout que les deux bébés sont nés par le siège.

À l’arrivée des ambulanciers, tout le travail était déjà accompli, avec l’aide du répartiteur au bout du fil. «Ils sont débarqués avec tout le stock, bien préparés pour un accouchement. Quand ils ont aperçu les deux bébés, ils n’en revenaient pas.»

Nouveau sport olympique : la maternité

Même si plusieurs les dévisagent lorsqu’ils sortent avec leur marmaille, Michelle Bergeron soutient que ce sont ses enfants qui la rendent heureuse et qu’elle n’aurait pas voulu faire autrement. De plus, avec l’aide de Cynthia, la gardienne présente quasiment en tout temps, et de son plus vieux âgé de 13 ans, né d’une autre union, tout roule comme sur des roulettes à la résidence de Dosquet. Il ne suffit, selon elle, que d’adapter sa propre routine à celle des enfants afin de coordonner tout le monde au quotidien.

Avec du temps, des couches et beaucoup de lait, il est possible d’en faire beaucoup, estime-t-elle. En effet, les déplacements nécessitent une organisation réglée au quart de tour, les repas doivent être prévus à l’avance et préparés. Un budget d’au moins 1 800 $ par mois d’épicerie et trois poches de lait par jour sont nécessaires pour combler tous les estomacs.

Si Danny travaille de nuit pour subvenir à tous les besoins, Michelle n’est quant à elle jamais retournée au travail en tant que préposée aux bénéficiaires, puisqu’elle apprécie d’autant plus son travail quotidien, bien certaine qu’elle le gardera toute sa vie. 

Les plus lus

Rester debout malgré les épreuves

COMMUNAUTÉ. Depuis le 7 mai, la vie de la famille Turcotte-Rivard de Saint-Agapit est complètement mise en veilleuse. Le père, Ian Turcotte, est cloué à un lit d’hôpital, paralysé, incapable de respirer seul et de parler.

Cétal ouvre ses portes à la population

COMMUNAUTÉ. L’entreprise Cétal de Laurier-Station ouvrira ses portes à la population le 22 novembre prochain, dans ses locaux de la rue Olivier. L’organisme, qui emploie principalement des personnes handicapées, profitera de l’occasion pour inaugurer officiellement la nouvelle usine érigée au coût de 4 M$.

Un prof pas comme les autres

ÉDUCATION. Enseignant en sciences à l’École secondaire Beaurivage de Saint-Agapit depuis 15 ans, Steve Julien a vu son approche pédagogique être saluée par un prix national il y a quelques mois. Le professeur qui cumule 25 ans d’expérience a en effet reçu le Prix du premier ministre du Canada pour l’excellence dans l’enseignement des sciences, à la technologie, à l’ingénierie et aux mathématiques ...

Beaurivage remonte au palmarès des écoles secondaires

ÉDUCATION. L’École Beaurivage de Saint-Agapit a repris sa place dans le top cinq régional du Palmarès des écoles secondaires de l’Institut Fraser, publié le 26 octobre. Quant à l’École Pamphile-Le May, elle dégringole du 5e au 12e rang régional. L’École Beaurivage est remontée au palmarès des écoles secondaires. (Crédit photo : Archives)

Berce du Caucase : des milliers de plants éradiqués

ENVIRONNEMENT. Les équipes locales et régionales d’éradication de la berce du Caucase dans la MRC de Lotbinière ont déraciné plus de 15 000 plants l’été dernier.

La CSDN veut une gouvernance scolaire «durable, positive et bienveillante»

La Commission scolaire des Navigateurs (CSDN) a présenté, le 5 novembre à l’Assemblée nationale, son mémoire portant sur le projet d’abolition des commissions scolaires francophones devant la commission parlementaire de la culture et de l’éducation. L’une des rares commissions scolaires ne s’y opposant pas, la CSDN a alors proposé certaines modifications pour bonifier le projet de loi 40.

Saint-Apollinaire a payé pour sécuriser l’intersection 273 et rue des Vignes

TRANSPORTS. Afin de sécuriser l’intersection de la route 273 avec la rue des Vignes, la municipalité de Saint-Apollinaire a injecté 800 000 $ pour l’implantation de feux de circulation et d’une piste multifonctionnelle. Une dépense que la municipalité a assumée seule, bien que la route 273 soit sous la responsabilité du ministère des Transports du Québec (MTQ).

L’histoire de la Seigneurie de Tilly racontée

PATRIMOINE. La Société du patrimoine de Saint-Antoine-de-Tilly a procédé au lancement, le 1er décembre, d’un ouvrage retraçant l’histoire de l’ancienne Seigneurie de Tilly.

L’École des Sentiers officiellement inaugurée

ÉDUCATION. La Commission scolaire des Navigateurs (CSDN) a procédé, le 19 novembre dernier, à l’inauguration officielle de l’École des Sentiers de Saint-Apollinaire. La nouvelle école primaire, la deuxième de la municipalité, a été construite au coût de 12,4 M$ et accueille 210 élèves de la maternelle à la cinquième année.

Cétal inaugure sa nouvelle usine

SOCIÉTÉ. L’entreprise Cétal de Laurier-Station a inauguré officiellement ses nouveaux locaux de la rue Olivier le 22 novembre dernier. L’édifice érigé au coût de 4,6 M$ a permis à la compagnie de regrouper l’ensemble de ses activités en un seul et même endroit.