(Crédit photo : Courtoisie)

SOCIÉTÉ. Au Québec, les fermes florales poussent comme des champignons. Cette nouvelle tendance du monde horticole a attiré l’attention d’Élie Papineau de Saint-Antoine-de-Tilly. Cet été, elle s’est aussi lancée dans l’aventure en cultivant des fleurs sur son terrain situé en plein cœur du village.

Dahlias, lys, tournesol et autres variétés poussent sur l’ancien terrain qui a accueilli l’hôtel du Manoir de Tilly jusqu’en 2019. L’aménagement de la ferme est fait de façon à maximiser la vue sur le fleuve et créer un cadre accueillant.

«Nous avons un beau terrain. Nous cherchions une façon de l’optimiser. Nous avons cultivé presque l’entièreté des fleurs sur des planches de culture. [L’expérience à la ferme florale] c’est comme aller cueillir des citrouilles ou des pommes. Chaque fleur a sa période de cueillette optimale. Nous pourrons tout expliquer aux gens qui viendront, ils pourront faire un bouquet et passer un beau moment», a expliqué Mme Papineau.

Une ferme florale, ce n’est pas comme un grand jardin où l’on se promène parmi des arrangements spectaculaires comme au Domaine Joly-De Lotbinière. Les fleurs sont coupées à maturité pour faire des bouquets qui seront livrés dans des marchés publics ou à des fleuristes.

En fait, la ferme florale s’inscrit dans le courant du slow flower qui met à l’avant-scène l’écoresponsabilité et les circuits courts.

«L'intérêt pour l’achat local est de plus en plus fort. Aussi, en été et en automne, nous pouvons fournir des fleurs de saison. Les fleuristes sont beaucoup plus ouverts qu’avant. Ils ont l’occasion de choisir des fleurs cultivées dans de bonnes conditions, ici, au Québec. Des fleurs cultivées écologiquement, dans le respect de la nature, avec une empreinte carbone beaucoup plus faible et qui durent plus longtemps.»

D’ailleurs, Mme Papineau a constaté un grand engouement pour ses fleurs, autant chez les fleuristes que chez les particuliers.

Nouveau chapitre

Élie Papineau et son conjoint ont acheté le Manoir de Tilly en 2014, à la suite de la faillite de l’entreprise qui avait cumulé une lourde dette. Ils ont continué à offrir de l’hébergement jusqu’en 2019, moment où la partie hôtel a été démolie.

«Nous avions le projet de reconstruire des unités d’habitation, mais avec l’augmentation des coûts des matériaux, on s’est dit que ce n’était peut-être pas le bon moment et nous avons écarté le projet pour l’instant.»

Malgré tout, deux chambres indépendantes ont été aménagées à même le manoir ancestral et pourront être louées. «Ce sont des unités qui étaient disponibles, mais qui avaient été converties en salle de réunion», a-t-elle mentionné.

Par ailleurs, le couple avait également recentré son plan d’affaires sur l’événementiel, notamment les mariages, mais les mesures sanitaires liées à la COVID-19 leur ont fait mal. Les deux derniers étés ont été relativement tranquilles en raison des reports et annulations qui se sont accumulés. Les engagements pris seront honorés, assure Mme Papineau, mais graduellement ce volet sera aussi laissé de côté.

 

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