«Il n’existe aucun livre en Amérique du Nord qui parle d’entrepreneuriat et de santé mentale ensemble», a-t-il d’entrée de jeu souligné.
En ayant son histoire personnelle, composée de hauts et de bas, en trame de fond, il a abordé plusieurs enjeux liés à la santé mentale qui vont affecter les entrepreneurs pendant leur carrière.
Ainsi, il a présenté une facette moins connue du métier d’entrepreneurs, loin des projecteurs ou de l’image projetée par les Dragons, il y a souvent une détresse cachée. «Il y a deux fois plus de dépression et d’idées suicidaires chez les entrepreneurs que dans la population. C’est juste deux fois plus, mais rappelez-vous qu’au Québec, on est l’endroit où il y a le plus de suicides au Canada», a illustré M. Gagnon. Le suicide, a-t-il poursuivi, est la deuxième cause de mortalité chez les entrepreneurs, derrière les maladies cardiaques et devant le cancer.
De là l’importance pour les personnes en affaires de prendre soin d’eux et d’avoir de bonnes habitudes de vie. Dominic Gagnon insiste sur l’importance de voir venir l’épuisement dans une culture qui valorise l’hyperproductivité et la performance. «Ce n’est pas un sprint, c’est un marathon. […] Toutes les études disent la même chose, le surmenage mène à de mauvaises décisions.»
Et l’échec, ce n’est pas une fin en soi, mais le début d’un nouveau chapitre, mentionne M. Gagnon, ajoutant que les chances de réussite sont plus grandes après un échec. Tout ce qu’il faut, c’est d’être en mesure de se relever.
Il a également mentionné quelques astuces que les entrepreneurs peuvent mettre en application. «Vous êtes l’actif le plus important de votre entreprise. Je n’ai jamais vu une entreprise qui va bien si l’entrepreneur va mal. Si vous l’aimez, votre entreprise, vous n’avez pas le choix de prendre soin de vous», leur a-t-il rappelé.
Il leur a recommandé, entre autres, d’adopter de saines habitudes de vie, d’apprendre à avoir un certain détachement avec son entreprise, apprendre à demander de l’aide avant qu’il ne soit trop tard et d’être en mesure de se construire un réseau de soutien.