«Ça prend une générosité exceptionnelle comme vous le faites. C’est évident que ceux qui recevront [de l’aide] ne voudront pas nécessairement être mis de l’avant. […] Dans les 12 derniers mois, la Fondation Philippe Boucher a remis 225 000 $ pour aider les jeunes», a lancé l’animateur de la soirée, Stéphan Dupont. Depuis les débuts de la Fondation, ce sont près de 3 M$ qui ont été versés aux jeunes.
Philippe Boucher et Stéphan Dupont. Photo: Mélanie Labrecque
Notons que l’événement est l’un des trois leviers de financement majeurs de la Fondation. Les deux autres sont la Classique des étoiles (tournoi de golf) et le Pro-Am Sunlife (anciennement le Pro-Am Gagné Bergeron).
Se réinventer plus d’une fois
Originaire de Saint-Agapit, Philippe Thibault est maintenant une référence dans le domaine des effets spéciaux. Avant d’en arriver là, il a eu un parcours de vie hors du commun. C’est dans une ambiance décontractée et avec humour qu’il a raconté à la centaine de personnes présentes à la soirée ce parcours de vie qui l’a amené à se réinventer et à faire preuve de créativité pour réussir.
Philippe Thibault est revenu sur son parcours de vie hors du commun. Photo : Mélanie Labrecque
Globe-trotteur à ses débuts, il a grimpé plusieurs sommets en Suisse, ouvert un bar à 22 ans, il est aussi allé chercher sa licence de parapente pour finalement tenter de devenir golfeur professionnel. «On veut devenir numéro un, on fait tout ce qu’il y a à faire pour ça», a-t-il mentionné.
Pour atteindre cet objectif, il a voyagé au Canada, aux États-Unis et en Écosse. Il a frappé des centaines et des centaines de balles jusqu’à s’en blesser. C’est finalement les difficultés qu’il a rencontrées sur le mini-tour qui l’ont mené à se réorienter. «Le golf ne m’a pas appris à gagner, mais à encaisser. C’était une vraie leçon d’humilité et une école sans fin pour moi», a-t-il philosophé.
Parallèlement à sa vie de golfeur, il a rencontré Sébastien Bergeron qui l’a mené à réorienter complètement ses objectifs de vie.
«Il ne connaissait rien au golf et je ne connaissais rien au VFX. Je ne savais pas que ça existait. Il m’a vu dans ma descente aux enfers et, à un moment, il m’a demandé si j’avais envie d’essayer autre chose.»
Avec son aide, il a fait son entrée dans l’univers des effets spéciaux au cinéma et à la télévision en Colombie-Britannique. Lui qui ne connaissait rien à l’industrie a pourtant réussi à gravir rapidement les échelons. «J’ai attaqué cet autre métier, mais avec la même attitude [qu’au golf].»
Ce nouveau métier lui a même permis de renouer avec sa fibre artistique. «Quand j’ai commencé, c’était la première fois de ma vie que j’avais l’impression que je ne nageais pas à contre-courant, mais avec la vague dans le dos. Ça avançait et je me sentais dans mon domaine.»
Plus le temps avançait, plus il a perfectionné son art. À son retour au Québec, alors qu’il travaillait encore pour la même entreprise, il a travaillé avec M. Bergeron à la fondation de leur propre boîte d’effets spéciaux, Folks VFX. L’entreprise est aujourd’hui une partie importante d’un consortium (Pitch Black) qui produit des effets spéciaux pour de nombreuses grandes productions, dont Spiderman No Way Home, Happy Gilmore 2 et Wednesday.