«Il y a un intérêt de plus en plus grand à détourner les matières qui ne vont pas à l’enfouissement», constate le directeur de projets – gestion des matières résiduelles et ingénierie à la MRC de Lotbinière, Stéphane Breton. Ce dernier rappelle que le financement que reçoit la MRC est directement attaché à la diminution de la quantité de matières résiduelles.
Ces progrès, ajoute M. Breton, sont liés à l’implantation de la collecte des matières compostables en 2020. À l’époque, la MRC récupérait 18 060 tonnes de déchets, soit 490 kg par habitant. Annuellement, ce sont environ 4 200 tonnes qui prennent le chemin de la plateforme de compostage. La MRC de Lotbinière dessert 23 municipalités, ce qui représentait, en 2025, une population de près de 41 000 personnes. En 2020, cette population était près de 37 000 personnes.
Et, il y a toujours place à l’amélioration, explique Stéphane Breton, notamment en faisant attention aux résidus de table. Il y en a encore beaucoup qui prennent le chemin de la poubelle et qui termineront leur parcours au site d’enfouissement.
Parallèlement, il y a de moins en moins de contaminants, des objets de différentes natures, dans le contenu du bac brun. «Nos chauffeurs ne ramassent pas les bacs s’ils soupçonnent qu’il y a de la contamination. Aussi, ce que nous retrouvons beaucoup, ce sont les sacs mauves de la Ville de Québec. Même si l’intention est bonne, ces sacs ne seront pas ouverts et iront à l’enfouissement.»
Sur les 4 200 tonnes recueillies, plus de 3 100 tonnes seront transformées en un compost de qualité qui sera distribué à la population. Environ 1 000 tonnes sont de moins bonne qualité et sont utilisées pour recouvrir les cellules au site d’enfouissement. Enfin, le reste, soit moins de 50 tonnes, est de mauvaise qualité et est inutilisable.
Recyclage
En 2025, 3 870 tonnes de matières recyclables ont été envoyées au centre de tri avec un taux de contamination de 10 %, soit trois points de moins que la moyenne québécoise de 13 %. «C’est très bien, mais il y a des MRC qui ont un taux encore plus bas», souligne M. Breton. La contamination provient par exemple, d’éléments qui ont été souillés par de la nourriture.
Par ailleurs, plusieurs matières qui pourraient se retrouver dans le bac bleu prennent encore le chemin du site d’enfouissement, mentionne-t-il. Ces matières seront enterrées avec le reste des déchets, ne pourront pas être revalorisées et accélèrent la fin de vie d’une cellule.
«Gérer des déchets, c’est quelque chose qui coûte cher», explique Stéphane Breton. L’ouverture d’une seule cellule peut générer une dépense de quelques millions de dollars.
Écocentre
Par ailleurs, la récupération se fait également par le biais de l’écocentre. En 2025, on y a déposé 16 756 pneus, 507 unités d’halocarbures (réfrigérants), 578 tonnes de bois, plus de 42 tonnes de résidus domestiques dangereux, 131 tonnes de métal, 94 579 kg de plastiques agricoles et 459 sapins de Noël.