Le chef conservateur accuse le gouvernement Fréchette de «manquer de crédibilité et de faire preuve de mépris» envers les citoyens de la grande région de Québec.
Éric Duhaime déplore qu'il s'agit de la sixième proposition de la CAQ pour concrétiser le projet et que l'appel d'intérêt ne précise pas l’échéancier, le coût et le tracé du troisième lien interrives. Il estime aussi que la version actuelle «tuera le projet en mettant des conditions impossibles» pour sa réalisation, saluant la déclaration effectuée plus tôt ce printemps à ce propos du ministre caquiste et député de Lévis, Bernard Drainville, lors de la course à la direction de la CAQ.
«Après huit ans à se faire rouler dans la farine, si la CAQ pense que les citoyens de la grande région de Québec vont lui faire confiance une troisième fois, elle se trompe royalement. Elle n’a plus aucune crédibilité et ne fait qu’alimenter le cynisme», a tonné Éric Duhaime.
Le chef du PCQ argue que le meilleur projet pour faire passer le troisième lien de rêve à réalité est la proposition de sa formation politique. Il a rappelé que son parti promet de construire un pont de 2,15 kilomètres à deux voies et ayant une hauteur libre de 49,5 mètres, situé au sud de l’île d’Orléans, qui se raccorderait au chemin Royal et à la route 132. Le projet aurait coûté 2 G$ il y a deux ans, selon une évaluation commandée par le PCQ à une firme d'ingénierie.
«C’est le meilleur projet, au meilleur coût, souhaité par les gens de la grande région de Québec, pour désengorger les deux ponts existants, réduire les distances parcourues par les citoyens et soutenir le développement économique de la Chaudière-Appalaches, de la Capitale-Nationale et de l’Est du Québec», a conclu Éric Duhaime,