Le prix moyen de l’essence au Québec a effectivement reculé de 5,8 % l’an dernier comparativement à 2024.
Selon CAA-Québec, cette diminution s’explique en grande partie par la baisse des indicateurs pétroliers, notamment le coût du brut (WTI et Brent) et celui de l’essence raffinée. Les essenceries situées à Québec et à Sherbrooke ont quant à elles été moins gourmandes, avec des marges au détail moyennes en baisse de respectivement 34,5 % et de 13,8 %. Cette baisse est toutefois seulement de 1,2 % pour Montréal.
En excluant le Nord-du-Québec (169,4 ¢/L), les prix moyens les plus élevés en 2025 se retrouvent à Montréal (158,3 ¢/L) et à Laval (158,1 ¢/L). C’est pourtant dans ces deux régions ainsi qu’en Montérégie que les volumes de vente par station-service sont les plus importants au Québec.
Pour sa part, la Capitale-Nationale affiche un prix moyen (153,6 ¢/L) supérieur à celui de régions éloignées, comme la Côte-Nord (152,1 ¢/L), et pratiquement égal à celui du Bas-Saint-Laurent (153,9 ¢/L).
Depuis l’avis publié par la Régie de l’énergie en 2023, la concurrence s’est améliorée dans la région de Québec, estime CAA-Québec. 2025 a d'ailleurs été marquée par une plus grande diversité quotidienne des prix affichés, «ce qui a permis aux automobilistes de magasiner leur essence dans un marché plus compétitif», souligne l'association. CAA-Québec déplore toutefois que «la marge moyenne au détail y demeure trop similaire à celle des régions éloignées, ce qui soulève encore bien des questions».
Enfin, CAA-Québec affirme que l'essence n'a pas été plus chère avant les congés. Selon son analyse, sur 52 semaines, le prix de l’essence ordinaire a augmenté 12 fois le vendredi à Montréal, contre deux fois à Québec et aucune à Sherbrooke.