Par Érick Deschênes - Collaboration spéciale
Dans le document transmis aux médias, Mme Gilbert s'est engagée à concrétiser les engagements de QS en santé si elle est élue le 3 octobre prochain. D'abord, elle promet de «revaloriser les CLSC» en élargissant le nombre de professionnels en santé au sein de ce réseau et en étendant les heures d'ouverture des CLSC pour qu'ils soient accessibles 24 heures su 24, 7 jours sur 7.
«Ce sera la porte d’entrée de proximité. Dans Lotbinière, l’accès aux soins de santé est un enjeu majeur qui préoccupe la population», a expliqué la candidate solidaire dans Lotbinière-Frontenac.
De plus, elle rappelle qu'un gouvernement solidaire investira «de manière considérable» pour les soins de santé à domicile. Christine Gilbert désire aussi bonifier la ligne Info-santé 811 «afin d’effectuer un triage et orienter les gens vers le bon endroit» dans le réseau de la santé ainsi que miser davantage sur les professionnels de la santé autre que le médecin. «Ces personnes ont beaucoup d’expertise et sont sous-utilisées par rapport à leur expertise», a-t-elle argué.
Toujours dans la même veine, elle veut rendre accessible à tout le monde les soins de santé dentaire, ainsi que les soins de santé mentale.
«On vit la plus grande crise de la santé mentale de notre histoire et ce n’est pas normal que seulement ceux et celles ayant une bonne assurance puissent y avoir accès. On fait face à l’une des plus grandes crises de la santé mentale de notre histoire et un mauvais accès aux soins de santé dentaire peut même être fatal. J'ai d’ailleurs rencontré un citoyen de la circonscription qui est passé tout près de la mort à cause d’une dent problématique», a illustré Christine Gilbert.
Enfin, la candidate solidaire dans Lotbinière-Frontenac a partagé sa conviction que la vision de QS pour un réseau de la santé public fort est la meilleure solution pour résoudre les problèmes dans ce domaine.
«On a essayé la centralisation, le privé et particulièrement l’accélération de son incursion, un peu le rêve libéral que la CAQ est en train de mettre en place. Je crains qu’en continuant dans cette direction, on se rapproche graduellement des États-Unis où se faire soigner adéquatement sans s’endetter devient toujours plus difficile et une source d’angoisses majeures. Je crois que c’est ensemble qu’on peut se doter d’un système de santé fort qui prendre soin de tout le monde, de manière humaine, autant pour ceux et celles qui reçoivent les soins que ceux et celles qui les donnent, et pour ça, je ne vois pas d’autres options que d’y aller avec une nouvelle vision en santé», a-t-elle conclu.