D'emblée, l'association a déploré la hausse marquée des prix du pétrole et des engrais provoquée par la guerre en Iran. Les PPTQ estiment que la hausse du prix du carburant et des fertilisants représente un impact de près de 60 000 $ pour une ferme de pommes de terre au Québec.
Aussi, le regroupement a critiqué que l'impact de la tarification carbone soit «2,5 fois plus important par hectare pour la pomme de terre que pour la production de maïs-grain». Pour une entreprise qui réalise 150 ha (370 acres) de pommes de terre, la fédération les représentant estime la facture à près de 7 000 $ par année.
«Bien que nous soyons heureux pour les producteurs de grains qui ont reçu une aide financière spéciale de 30M$ à cet effet, annoncée le 6 mars par le ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec, Donald Martel, nous trouvons préoccupant, sinon injustifiable, l'oubli des superficies de production maraîchère, dont la pomme de terre. Une correction de cet oubli est plus qu'urgente pour venir en aide aux producteurs de pommes de terre du Québec», ont d'ailleurs lancé les PPTQ.