Cela fera passer la production annuelle de l’usine de Saint-Apollinaire de 350 millions de boîtes de conserve à 470 millions et permettra la création de 10 emplois supplémentaires, ce qui portera le nombre d’employés à 85.
Pour mener son projet à bien, Ideal Can profitera d’une contribution financière remboursable de 1,5 M$ de Développement économique Canada (DEC) pour les régions du Québec.
«On s’est aperçu vers 2024 que nous dépendions beaucoup, l’industrie agroalimentaire dépendant beaucoup des boîtes de conserve importées des États-Unis. C’était plus que nécessaire, c’était stratégique de développer cette capacité chez nous», a soutenu le député de Marc-Aurèle-Fortin et secrétaire parlementaire de la ministre de l’Industrie et ministre responsable de DEC, Carlos Letão.
L’entreprise fondée en 2020 à la Guadeloupe, en Beauce, est devenue rapidement le plus important fabricant de boîtes de conserve alimentaires au Canada. De plus, l’acier utilisé est également produit au Canada avec du minerai de fer canadien, par l’entreprise ArcelorMittal.
«Les gens nous ont trouvé très ambitieux. […] Nous avions la conviction que ce n’était pas normal qu’un grand pays riche comme le Canada soit dépendant pour une composante aussi essentielle qu’une boîte de conserve. Cette dépendance nous expose, le Canada et les transformateurs, à des délais d’approvisionnement et des tarifs», a soutenu le président-directeur général d’Ideal Can, Éric Vachon.
Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, en 2025, le téléphone n’arrête pas de sonner chez Idéal Can, confirme M. Vachon, ce qui oblige l’entreprise peser sur l’accélérateur pour son développement.
L’objectif d’Ideal Can, ajoute Éric Vachon, sera, d’ici 2027, de produire plus d’un milliard de boîtes de conserve afin d’être en mesure de pourvoir l’ensemble des besoins du pays. Notons que l’entreprise compte également une usine en Ontario. Cependant, pour atteindre cet objectif, il confirme que d’autres annonces suivront prochainement pour l’entreprise, notamment pour Saint-Apollinaire.
Photo: Mélanie Labrecque