Parmi ces entreprises touchées, 13 160 exportent et 45 414 importent des marchandises. La fédération argue donc que les contre-tarifs canadiens pourraient davantage faire mal aux entreprises canadiennes qu'aux États-Unis.
«Bien que le gouvernement ait apporté des améliorations importantes aux principaux programmes d'aide liés aux tarifs, ceux-ci continuent d'exclure un grand nombre de PME touchées par les tarifs. Nous avions pourtant prévenu le gouvernement que les contre-tarifs toucheraient bien plus d'entreprises que les tarifs américains. L'annonce de cette semaine, qui empêchera l'importation de certains produits canadiens aux États-Unis dès la fin du mois, ne fait que renforcer l'urgence d'agir rapidement», a soutenu Jasmin Guénette, vice-président des Affaires nationales à la FCEI.
Le regroupement a donc une nouvelle fois demandé à Ottawa de développer un programme de soutien direct aux PME touchées par les tarifs. Dans ce programme imaginé par la FCEI, les exportateurs et les importateurs pouvant démontrer qu'ils ont payé les tarifs seraient admissibles à une aide initiale pouvant atteindre 70 000 $ CA.
L'association réclame aussi au gouvernement fédéral qu'il dédie des effectifs pour accélérer le processus de demande de remise des droits de douane applicables à des biens provenant des États-Unis et élimine des contre-tarifs canadiens lorsqu'ils «nuisent de manière importante à un secteur ou lorsqu'il est difficile de trouver des alternatives pour remplacer les produits américains».
Enfin, la FCEI veut de nouveau que le taux d'imposition des petites entreprises soit réduit de 9 % à 6 %, rétroactif au 1er janvier 2026, et que le seuil de la déduction accordée aux petites entreprises soit augmenté de 500 000 $ à 700 000 $, puis l'indexer sur l'inflation par la suite.