«Le statu quo n'est plus une option. Sans un virage clair en matière de main-d'œuvre, le Québec met directement en péril sa capacité de production, sa croissance économique et son niveau de vie. La main-d'œuvre doit être traitée comme un actif stratégique, au même titre que l'investissement et l'innovation», a d'emblée déclaré Michelle LLambías Meunier, présidente et cheffe de la direction du CPQ.
Le regroupement suggère à Québec de rehausser la littératie et la numératie des travailleurs, instaurer un continuum de formation et de reconnaissance des compétences, attirer et maintenir en emploi les travailleurs expérimentés, miser davantage sur les clientèles éloignées du marché du travail ainsi «qu'ajuster l'immigration économique aux besoins réels» du marché du travail.
Selon le CPQ, ses cinq leviers proposés visent des objectifs communs : augmenter durablement le bassin de main-d'œuvre qualifiée, améliorer la productivité et renforcer la compétitivité des entreprises québécoises, tout en favorisant une intégration inclusive et efficace des travailleurs.
«Les défis de main-d'œuvre exigent des décisions courageuses et une action immédiate. Gouvernements, employeurs et partenaires du marché du travail doivent sortir de la logique des silos et agir de façon concertée dès maintenant, faute de quoi les pénuries continueront de freiner durablement l'économie québécoise», a conclu Mme LLambías Meunier.