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Les modifications et suspensions récentes du programme ont suscité de nombreuses réactions. Selon plusieurs acteurs économiques et éducatifs cités dans les médias, la suspension du PEQ aurait créé de l’incertitude pour des employeurs et des travailleurs déjà établis dans des régions comme la nôtre.
À Lévis et dans la grande région de la Chaudière-Appalaches, les entreprises, les établissements d’enseignement et les services publics dépendent d’une main-d’œuvre qualifiée et engagée. Lorsque des travailleurs francophones, diplômés du Québec et déjà intégrés dans nos milieux de vie se retrouvent dans une situation d’instabilité administrative, ce ne sont pas seulement des trajectoires individuelles qui sont affectées — c’est aussi la vitalité économique régionale.
Le débat sur l’immigration mérite d’être mené avec rigueur et responsabilité. Il ne s’agit pas d’ignorer les enjeux de planification ou de capacité d’accueil. Il s’agit plutôt d’assurer que les politiques publiques soient cohérentes, prévisibles et arrimées aux réalités des régions.
Une immigration bien gérée doit favoriser la rétention des talents déjà établis, soutenir les employeurs qui investissent dans la formation et l’intégration, et offrir un cadre stable aux familles qui ont choisi de contribuer à notre société.
Au-delà des clivages politiques, cette question appelle un dialogue constructif avec les milieux économiques, éducatifs et communautaires. Les régions comme la nôtre méritent des solutions équilibrées, fondées sur la collaboration et la prospérité partagée.
Richard Garon
Président régional - Chaudière-Appalaches pour le Parti libéral du Québec