«Si l'on compare à 2018, le nombre de signalements s’est maintenu de même que le nombre de colonies et de sites identifiés. La différence, c’est que cette année, nous avons fait affaire avec l’équipe régionale qui est venue nous aider à éliminer les plants. Comme ça, on a été en mesure d’en enlever davantage», a souligné la directrice générale de l’Organisme de bassin versant (OBV) de la zone du Chêne, Marie-Andrée Boisvert.
Il faut dire que pour être efficace, l’arrachage de la plante doit se faire de façon manuelle et les personnes qui y travaillent doivent être habillées en conséquence afin de ne pas être brûlées par la sève.
Des suivis des sites identifiés à Val-Alain, Sainte-Croix, Lotbinière, Saint-Antoine-de-Tilly et Saint-Narcisse-de-Beaurivage cette année ainsi que ceux qui l’ont été l’année dernière seront effectués à l’été 2020.
Marie-Andrée Boisvert précise que la collaboration de la population est également a été très importante dans la réussite de l’opération de l’été dernier. «Ce sont les citoyens qui appellent les municipalités. Ils sont nos yeux sur le terrain. On a eu beaucoup d’appels et de mentions cette année.»
Il s’agit de la deuxième année de trois de l’Offensive régionale de lutte à la berce du Caucase en Chaudière-Appalaches. Cette intervention est parrainée par le Comité de bassin versant de la rivière Chaudière (COBARIC). L’année dernière, plus de 70 colonies avaient été éliminées sur tout le territoire de la Chaudière-Appalaches.
L’offensive ne consiste pas uniquement à arracher les plants. Il y a aussi un volet de formation des employés municipaux et un autre de sensibilisation de la population. À la fin du plan, en 2021, Marie-Andrée Boisvert estime que la communauté devrait avoir en main tous les outils nécessaires pour poursuivre la lutte contre la propagation de cette plante envahissante.
Depuis le début de l’opération, en 2018, ce sont plus de 25 000 plants qui ont été arrachés. L’OBV du Chêne prévoit que l’année prochaine, ils devraient en arracher autant, sinon plus, que cette année.
Plante toxique
La sève de la berce du Caucase est liquide et contient des toxines activées par la lumière qui rendent la peau très sensible au soleil. Elle est incolore et inodore. Une exposition à la lumière peut causer des brûlures à la peau après être entrée en contact avec la sève.
La plante peut mesurer de 2 à 5 mètres de hauteur, ses feuilles peuvent atteindre 1,5 mètre de largeur et 3 mètres de longueur. Les fleurs blanches poussent sur une tige formant des ensembles en forme d’ombrelles. Ces dernières peuvent avoir un diamètre de 25 à 50 cm.