Le PQ a souligné que près de 1 200 incidents impliquant des véhicules associés au modèle «chauffeurs au rabais» ont été recensés en 2024.
«Pendant que l’Ontario laisse perdurer des failles importantes dans la formation et la délivrance des permis, que le fédéral tarde à agir contre les pratiques de ''chauffeurs au rabais'' et que la CAQ n’a toujours pas rétabli les patrouilles des contrôleurs routiers au Québec, ce sont les Québécois et l’industrie qui paient le prix. Alors que tout le monde se renvoie la balle, des drames surviennent sur nos routes, ça doit cesser. Un gouvernement du Parti Québécois agira pour rendre les routes du Québec plus sécuritaires», a déploré le député péquiste sortant des Îles-de-la-Madeleine, Joël Arseneau.
Dans un premier temps, le PQ veut mettre en place des mesures liées à «l'imputabilité et la responsabilité».
Concrètement, le parti dirigé par Paul St-Pierre Plamondon veut renforcer les sanctions et revoir les amendes pour les infractions, comme le dépassement des heures de conduite autorisées, responsabiliser les grandes entreprises qui font appel à la sous-traitance auprès de fournisseurs employant des «chauffeurs au rabais», notamment par l’imposition d’amendes, ainsi que s’assurer de protéger les chauffeurs qui dénoncent les entreprises ayant recours aux «chauffeurs au rabais».
Ensuite, le Parti québécois propose des engagements liés à la surveillance et l'encadrement.
Un gouvernement péquiste s'assurerait que les ministères et organismes concernés aient les leviers nécessaires pour mettre fin au phénomène, élargirait les heures d’ouverture des postes de pesée à la frontière Québec-Ontario et prévoirait des mesures restrictives à l’accès au territoire québécois pour les transporteurs qui accumulent plusieurs infractions, améliorererait le partage d’informations au sein de l’État pour mieux lutter contre le phénomène ainsi que faciliterait le travail des contrôleurs routiers «en leur donnant les moyens pour agir efficacement», notamment par un meilleur accès aux données, des effectifs accrus aux postes de contrôle et une formation accélérée au maniement des armes à feu afin de reprendre rapidement les patrouilles.