École ensemble déplore que le système actuel provoque une «ségrégation socio-économique, du décrochage scolaire, des problèmes de santé mentale et d'anxiété de performance, de longs déplacements entre le domicile et l'école, des factures salées pour les familles ainsi que des difficultés de recrutement et de rétention du personnel enseignant».
«Les électeurs ont le droit de savoir ce que les partis politiques pensent du problème principal qui plombe l'école québécoise. L'ONU a elle-même demandé sans succès au gouvernement du Québec d'expliquer comment il entend remédier à l'école à trois vitesses. Il est temps pour les chefs de parti de prendre position», a déclaré Claude Lessard, président du conseil d'administration d'École ensemble.
«Le prochain gouvernement souhaite-t-il maintenir le tri social qui s'opère dans nos écoles ? Le vivre-ensemble dont parlent les chefs de parti doit s'incarner au quotidien. Le Québec a besoin d'une école qui rapproche, pas d'une école qui divise les enfants selon l'épaisseur du portefeuille des parents», a renchéri Stéphane Vigneault, coordonnateur d'École ensemble.
Rappelons que dans son Plan pour un réseau scolaire commun, École ensemble propose un réseau scolaire constitué d'écoles publiques et d'écoles privées conventionnées qui accueilleraient gratuitement les élèves québécois uniquement selon un système de bassin scolaires. Les écoles privées qui désireraient continuer de sélectionner leurs élèves seraient non conventionnées et n'auraient plus accès à du financement provenant des contribuables.