Le leader de la formation souverainiste en a particulièrement comme la décision de répliquer dollar pour dollar aux tarifs américains.
«Nous sommes d’accord avec Christine Fréchette là-dessus : les contre-tarifs dollar pour dollar sont une mauvaise stratégie pour nos PME québécoises. Ces contre-tarifs, ce sont les entreprises québécoises et les consommateurs québécois qui vont les payer. On ne peut se permettre l’ajout d’une pression financière supplémentaire sur nos entreprises en mettant nous-mêmes des contre-tarifs dollar pour dollar. Le Québec subit des tarifs cumulés de 12%, bien plus qu’ailleurs au Canada, on parle de tarifs de moins de 1% pour des provinces comme la Saskatchewan, le Nouveau-Brunswick et l’île du Prince-Édouard. Mais force est de constater que le fédéral n’a pas entendu ni considéré la demande du Québec», a lancé M. St-Pierre Plamondon.
Du même souffle, le chef du PQ a estimé que le «refus de considérer le Québec ou même de nous tenir informés durant les négociations, alors qu’il est le plus touché de toutes les provinces, est un non-sens».
Paul St-Pierre Plamondon croit que le plan économique de sa formation résoudra les problèmes provoqués par la guerre commerciale. Il a indiqué que sa stratégie allait se déployer en trois axes, soit une baisse d'impôt «historique» pour les PME «en cessant des gaspillages dans des projets comme Northvolt», le lancement d'un grand chantier d’allègement règlementaire et d’allègement de la bureaucratie pour les entreprises ainsi que la diversification des marchés d'exportation.
Arrivée de recrues et retour de vétérans
En plus de commenter les derniers développements de la guerre commerciale, Paul St-Pierre Plamondon a présenté quatre «Québécois d’exception» qui s’ajoutent à son équipe économique.
Il s'agit de Stéphane Paquet, président-directeur général de Montréal International qui représentera le PQ dans Pointe-aux-Trembles, Dieudonné Ella Oyono, directeur des services économiques à la Ville de Montréal qui sera le candidat péquiste dans Les Plaines, Natalie Bisaillon, directrice générale et cheffe des relations avec la clientèle chez Desjardins Gestion internationale qui sera la porte-couleur péquiste dans la nouvelle circonscription de Marie-Lacoste-Gérin-Lajoie, ainsi que Nicolas Marceau, professeur d'économie à l'UQAM et ministre péquiste des Finances de 2012 à 2014 tentera un retour en politique pour le PQ dans Marie-Victorin.
«Après huit ans de surplace en matière économique, le Parti québécois met donc de l’avant dans cette campagne électorale l’équipe la plus complète et polyvalente de l’histoire récente de la politique au Québec. Une équipe d’une dizaine de personnes aguerries dont les compétences et la volonté de servir le Québec ne font aucun doute. À ces quatre candidatures solides s’ajoutent donc les candidatures déjà confirmées d’économistes, de spécialistes en commerce international et de gestionnaires issus du milieu des affaires comme : Yanick Godbout, René Branchaud, Alain Therrien, Gabriel Coulombe, Catherine Gentilcore, Pascal Paradis, Maude Brossard Sabourin et bien d’autres», a conclu le chef du PQ.