«Aujourd’hui, au Québec et encore plus dans nos régions, des exigences démesurées finissent non seulement par saigner les finances publiques, mais empêchent de répondre aux demandes de développement dans un délai raisonnable. Saint-Agapit, Saint-Gilles, East Broughton et plusieurs autres municipalités vivent cette réalité au quotidien. Il faut revenir à une approche pragmatique», mentionne-t-il par voie de communiqué.
Le candidat déplore le temps que prend le développement un projet en raison des études, autorisations, analyses environnementales, surveillance, périodes d’intervention extrêmement limitées, validations ministérielles et nouvelles exigences qui, parfois, apparaissent même en cours de route, lorsqu’un projet prend trop de temps.
«Lorsqu’on impose des mois, parfois des années de démarches pour des travaux municipaux relativement simples afin d’évaluer chaque impact potentiel sur un cours d’eau, des poissons, des amphibiens ou leur période de reproduction, il faut avoir le courage de poser une question pourtant simple : avons-nous complètement perdu le contact avec la réalité?», ajoute-t-il.
Le candidat conservateur constate que ces processus ne touchent pas que les municipalités, mais également les agriculteurs.
«À force de vouloir éliminer absolument tous les risques environnementaux, administratifs et réglementaires, nous avons créé un risque beaucoup plus grand : celui d’être incapable de construire quoi que ce soit dans des délais et à des coûts raisonnables», souligne Renaud Labrecque.
Ce dernier estime que si le gouvernement n’est pas en mesure d’autoriser un projet dans un délai établi, la municipalité concernée devrait avoir le droit de pouvoir aller de l’avant.
«Le Québec s’est développé parce que des générations avant nous ont eu l’ambition de construire. Aujourd’hui, notre défi est de retrouver la capacité de réaliser. Et ce qui est le plus intéressant dans toute cette situation, c’est que c’est entièrement de notre responsabilité et que ça n’a rien à voir avec les États-Unis. Aider nos entrepreneurs et nos municipalités, c’est aussi réduire le nombre de bâtons qu’on leur met dans les roues. À force de tout vouloir protéger, le gouvernement tue à petit feu nos régions. Laissons-nous vivre notre plein potentiel», conclut Renaud Labrecque.