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Crise du logement

Plusieurs intervenants demandent au gouvernement de réagir

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Photo : Archives - Gilles Boutin

01 févr. 2024 08:40

À la suite de la publication des plus récentes données sur le marché locatif de la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) le 31 janvier, plusieurs acteurs de la société québécoise ont demandé au gouvernement provincial des mesures plus robustes pour s'attaquer à la crise du logement.

«Le Rapport sur le marché locatif de la SCHL démontre que la crise du logement continue de s'aggraver. Maintenant, tous les centres urbains de 10 000 personnes et plus du Québec ont un taux de logements inoccupés de 1,5 % et moins, soit deux fois moins que le seuil d'équilibre fixé par la SCHL. Quand le gouvernement Legault va-t-il prendre toute la mesure de la situation et agir en conséquence?», a d'emblée déploré Véronique Laflamme, porte-parole du Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU).

À l'échelle de la province, le taux d'inoccupation est passé de 1,7 % à 1,3 %, le plus bas taux en 20 ans. Dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec, il est descendu à 0,9 %, le taux d'inoccupation le plus bas en 15 ans.

Le FRAPRU a aussi souligné que l'explosion des loyers se confirme, «au point où la SCHL arrive à la conclusion que l'augmentation des loyers a dépassé à la fois l'inflation et la progression des salaires». Le loyer moyen, qui avait déjà augmenté de 9 % l'an dernier, a bondit de 7,4 %. Dans la RMR de Québec, la hausse du loyer moyen du marché est de 5,8 %.

Pour éviter que la crise s'aggrave, le FRAPRU demande au gouvernement du Québec de financer la réalisation de 50 000 logements sociaux en 5 ans, sous différentes formes (HLM, coopératives et OSBL d'habitation), ainsi qu'un programme «pérenne et spécifiquement dédié au logement social pour assurer la mise en chantier rapide de ces logements».

Les libéraux aussi inquiets

Le Parti libéral du Québec, par l'entremise de Virginie Dufour, sa porte-parole en matière d'habitation, a aussi partagé sa préoccupation à la suite de la publication des données de la SCHL sur les hausses de loyers et les taux d'occupation au Québec.

«L'absence de plan de la ministre de l'Habitation pour contrer la crise du logement et le constat que trop peu de logements sociaux ont été construits sous la CAQ sont des signes alarmants. L'accessibilité à un prix abordable est en chute libre, et avec les mises en chantier qui reculent, le Québec affiche le pire bilan du Canada. Depuis l'arrivée de la CAQ en 2018, la situation ne fait que se détériorer, et le projet de loi 31, qui tarde à être adopté, ne fera qu'accentuer la précarité des locataires en refusant de mieux protéger les aînés des évictions et en éliminant la cession de bail. Nous vivons la pire crise depuis 40 ans pour les locataires, et il est impératif que des mesures concrètes soient prises pour inverser cette tendance», a réclamé Mme Dufour.

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