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Négociations dans le secteur public

Le front commun conclut sa grève de trois jours avec des manifestations monstres

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Photo : Archives - Érick Deschênes

23 nov. 2023 12:41

Plusieurs membres du front commun tiennent des manifestations au troisième jour de débrayage cette semaine, dont l'une devant l'Assemblée nationale. Par cette nouvelle action, les quelque 420 000 syndiqués de l'APTS, de la CSN, de la CSQ et de la FTQ membres du front commun réclament que le gouvernement «mette enfin des offres raisonnables sur la table afin de parvenir à un règlement améliorant l'accessibilité et la qualité des services publics».

«Aujourd'hui, nous sommes près de 600 000 personnes en grève, partout au Québec. Nous écrivons l'histoire avec le plus important débrayage en Amérique du Nord depuis 1983. Ce mouvement qui se fait entendre haut et fort, c'est pour tout le monde. Pour les services à la population, pour soutenir le développement des enfants, prendre soin des personnes âgées, des malades et des plus vulnérables et pour les femmes, qui représentent plus de 75 % des personnes offrant des services dans les réseaux publics», ont soutenu François Enault, premier vice-président de la CSN, Éric Gingras, président de la CSQ, Magali Picard, présidente de la FTQ, et Robert Comeau, président de l'APTS.

Espérant que l'arrivée d'un conciliateur «crée du mouvement à la table» et fort d'un sondage publié hier révélant qu'une forte majorité de Québécois appuient les travailleurs des services publics, le front commun espère que la partie patronale répondra à ses attentes.

«Le gouvernement tente de monter la population contre nous, mais il doit se rendre à l'évidence : elle est derrière nous. Il doit comprendre que le statu quo, dans nos réseaux publics, n'est pas tenable. Pourtant, la ministre LeBel propose toujours de nous appauvrir. Le rattrapage salarial et la protection du pouvoir d'achat, ce sont des priorités légitimes. Si c'était valable pour les parlementaires, ça l'est tout autant pour les femmes et les hommes de la santé et des services sociaux, de l'éducation et de l'enseignement supérieur!», ont affirmé les porte-paroles du Front commun.

Notons finalement que le front commun a fait savoir qu'il allait «continuer d'augmenter la pression» sur le gouvernement, faute d'ouverture de sa part.


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