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L’agilité canine à l’avant-scène

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Photo : Lise Paquette

05 avr. 2023 08:40

SOCIÉTÉ. Le chien est reconnu pour ses qualités et son attachement envers ses maîtres. C’est aussi un animal plein d’énergie qui est toujours prêt à jouer. Jason-Elvis Métivier, de Dosquet, et Martine Therrien, de Saint-Lambert-de-Lauzon, ont su canaliser cette envie de jouer pour réaliser, avec leur partenaire canin, des parcours d’agilité. Tout leur travail a payé puisqu’ils représenteront le Canada au World Agility Open (WAO) Championship, à Emerlo, aux Pays-Bas, du 17 au 21 mai.

Jason-Elvis et son chien Nightmare, un border collie, ainsi que Martine Therrien et son chien, Tidji, un berger des Shetlands, s’entraînent au Centre canin Toutou concept de Saint-Agapit. Une fois aux Pays-Bas, ils tenteront d’en mettre plein la vue aux juges qui évalueront les performances de leur partenaire.

«Il n’y a pas un seul type de parcours et il est toujours différent puisque c’est le juge qui décide. On ne le sait jamais à l’avance. C’est l’humain qui mémorise le parcours et se fait une idée de comment il le fera, selon les acquis du chien», a expliqué M. Métivier.

Martine Therrien ajoute que c’est une combinaison entre rapidité d’exécution et agilité qui permet de déterminer les gagnants dans chacune des catégories.

Pour Jason-Elvis, il s’agira de sa seconde compétition, il avait déjà porté les couleurs du Canada en 2019 pour une autre compétition international. Martine Therrien s’était qualifiée pour l’édition 2020 de la WAO, mais la crise sanitaire a changé les plans et forcé l’annulation de la compétition.

Lorsqu’ils débarqueront en sol néerlandais, ils seront accompagnés des 20 autres membres de la délégation canadienne. Jason-Elvis et Martine sont deux des trois représentants du Québec à cette compétition. En tout 41 pays seront représentés.

Complicité

Le secret du succès d’une équipe participant à une compétition d’agilité c’est le lien de confiance et la complicité qu’il y a entre l’humain et son chien. La confiance doit être réciproque, soulignent les deux compétiteurs.

«Chaque chien est différent. Certains sont mieux connectés que d’autres. C’est la connexion, la complicité et le désir du chien de travailler et d’amener le plaisir qui [est gage de succès]. Il ne faut rien lui imposer», a spécifié Mme Therrien.

D’ailleurs, c’est dans le jeu que le lien s’établira et que le chien aura du plaisir. «En entraînement on utilise toujours la récompense que ce soit au niveau de la nourriture ou des jouets. Pour lui, c'est positif de travailler parce qu’il a une belle récompense et qu’au bout du compte, ça devient un jeu entre les deux», a renchéri M. Métivier.

Aussi, pour Martine Therrien, la plus belle récompense c’est de voir son chien heureux. «L’une des raisons principales pour laquelle je fais de l’agilité c’est pour le plaisir du sport, me surpasser et surtout voir les yeux pétillants de mon chien que je termine une course. Elle veut que je sois fière d’elle et je le suis. C’est ce qui la motive.»

Horizons différents

Jason-Elvis Métivier a été initié à l’agilité canine par sa mère qui en faisait déjà. À force de la suivre, il a développé un intérêt pour le sport. Il s’est lui-même mis à suivre des cours et à participer à des compétitions. «J’aime la compétition et l’idée de me surpasser, donc j’ai trouvé chaussure à mon pied dans ce sport», a-t-il confié.

Pour Martine Therrien le déclic s’est fait plus tard. Elle prévoyait adopter un chien qui aurait besoin de dépenser beaucoup d’énergie. Elle a donc envisagé l’agilité et a essayé avec Tidji, la chienne de sa conjointe.

«Au début, je me disais que je ne voulais pas faire de compétition puisque c’était trop dur, trop de stress. Je disais non tout le temps jusqu’au jour où j’ai eu la piqûre. Et, me voici avec ce chien qui n’était pas le mien, que j’ai entraîné en agilité et avec qui j’ai créé une complicité extraordinaire.»

Par ailleurs, la compétition canine lui a aussi permis de grandir au niveau personnel et de passer par-dessus ses craintes.

 

 

 

 

 

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