samedi 18 mai 2024
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Maladie rare

Mobilisation pour aider Émerick Bélanger

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La famille d’Émerick Bélanger se tourne vers la générosité du public afin d’éponger la dette que l’homme a consentie afin de mettre fin aux souffrances provoquées par le kyste de Tarlov. Photo : Courtoisie

12 mars 2024 08:27

Natif de Laurier-Station, Émerick Bélanger a vu sa vie prendre une tournure cauchemardesque il y a quelques années. Atteint d’un kyste de Tarlov, une rare maladie qui l’a rendu invalide, l’homme de 31 ans subit, le 12 mars, une intervention chirurgicale en France pour lui redonner de la qualité de vie, une intervention qui lui a coûté des dizaines de milliers de dollars.

Si pendant l’adolescence Émerick Bélanger se plaignait parfois de souffrir de migraines de temps en temps, le technicien en informatique a consulté son médecin de famille, il y a six ans et demi, pour trouver une solution à ces maux de tête qui étaient désormais très douloureux. Croyant qu’Émerick Bélanger ne souffrait que de migraines, ce docteur n’a pas poussé plus loin ses investigations.

Suivi, il y a quatre ans, par une nouvelle médecin de famille, Émerick Bélanger a pu passer une imagerie par résonance magnétique (IRM), l’omnipraticienne s’occupant désormais de son dossier trouvant étrange l’ampleur des migraines de l’homme originaire de Laurier-Station. Le test a finalement permis de découvrir qu’Émerick Bélanger avait un kyste de Tarlov de 11,5 cm collé à sa colonne vertébrale.

Maladie rare souvent asymptomatique et découverte lors d’une IRM de routine, le kyste de Tarlov crée une ou des poches remplies de liquide céphalo-rachidien, le liquide dans lequel baigne la moelle épinière et le cerveau, entre les racines des nerfs émergeant entre les vertèbres sacrées (en bas du dos) ou à d’autres endroits de la colonne vertébrale. Dans la plupart des cas, les kystes de Tarlov ont une grosseur d’environ un centimètre.

Ainsi, la maladie dont souffre Émerick Bélanger a détérioré sa vie du jour au lendemain, comme le kyste comprime des nerfs.

«Mon frère a dû réduire ses heures de travail et depuis deux ans, il ne peut plus travailler, il est invalide. Il a du mal à demeurer assis et debout. Pour marcher, il doit penser à mettre de la force dans sa jambe, sinon son genou fléchi et il tombe. Ses sorties sont très rares, car il passe deux à trois jours à vomir pour s’en remettre, dû à la douleur indescriptible que l’inflammation lui occasionne, et ce, même avec les plus hautes doses de morphine qu’il peut recevoir», illustre Cindy Bélanger, la sœur d’Émerick.

 Une opération pour le mieux

 Pour mettre fin au calvaire qu’il endure, Émerick Bélanger a consulté plusieurs neurochirurgiens au Québec. Malheureusement, aucun d’entre eux n’a voulu procéder à une opération sur lui en raison de la complexité du cas. Sa famille s’est donc tournée vers la clinique privée Médicia, spécialisée dans la colonne vertébrale. Finalement, Émerick Bélanger a pu obtenir une opération, qui a eu lieu le 12 mars dernier à Nîmes, en France, par le Dr Guillaume Gras-Combe, de la clinique Neuroscience.

«En France, ils font face à davantage de cas de kystes de Tarlov. Le Dr Gras-Combe a une vingtaine d’années d’expérience et il a mené une dizaine d’opérations du genre. On nous dit qu’il y a entre 80 et 100 % de diminution des symptômes vécus avant l’opération pour enlever le kyste de Tarlov», explique Cindy Bélanger.

Désirant mettre fin au mal qui le torture depuis des années, Émerick Bélanger a donc obtenu un prêt personnel pour payer les nombreux frais engendrés par l’opération. Pour aider leur frère, Cindy et Mickaël, également bien connu comme joueur des Mercenaires de Lotbinière, ont lancé une campagne de sociofinancement sur GoFundMe.

Espérant récolter 90 000 $ pour éviter que leur frère soit lourdement endetté en raison de l’opération, Cindy et Mickaël Bélanger ont déjà récolté, au moment d’écrire ces lignes, plus de 21 000 $ grâce à plus de 260 dons.

«On est vraiment reconnaissant de l’appui donné par la communauté. Émerick ne s’attendait pas à ce que les gens soient aussi généreux. C’est sûr que ça le stressait beaucoup de devoir emprunter pour pouvoir se faire opérer, mais comme on lui a dit, il n’avait pas le choix afin de que sa situation change», souligne Cindy Bélanger.

Notons finalement que les personnes intéressées à effectuer un don pour la campagne de sociofinancement au profit d’Émerick Bélanger peuvent visiter le gofund.me/43cb3b22.

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