La nouvelle exposition du presbytère de Leclercville présente une reconstitution du bureau seigneurial. (Crédit photo : Mélanie Labrecque)

PATRIMOINE. L’histoire des seigneurs et de la seigneurie de Lotbinière est mise en vedette dans la toute dernière exposition présentée au presbytère de Leclercville. La reconstitution du bureau seigneurial de Leclercville sera ouverte aux visiteurs jusqu’à la fête du Travail.

L’exposition retrace l’histoire des neuf seigneurs, tous descendants de la même famille, ainsi que du bureau seigneurial établi en 1835 par la seigneuresse Julie-Christine Chartier de Lotbinière et son mari, Pierre-Gustave Joly, qui l’administrait.

«Le vrai bureau seigneurial était situé dans l’actuelle maison de Mme [Francine] Joly, à Leclercville. Il était ici parce qu’on y retrouvait la grosse industrie, soit le moulin à scie», a expliqué l’une des conceptrices de l’exposition, Francine Lemay.

«Personne n’en parlait. On se disait que c’était quand même le siège social des opérations industrielles et commerciales de la seigneurie. C’est assez riche comme histoire et nous avons voulu la mettre évidence», a renchéri le conseiller municipal Benoît Lemay. Ce dernier ajoute que cette idée de valoriser le passé seigneurial de Leclercville est appelée à évoluer.

Ainsi, les visiteurs pourront voir différents objets et pièces de mobilier qui ont servi aux agents et aux administrateurs du bureau. On retrouve également plusieurs documents officiels, carnets de notes et autres qui relatent l’histoire des familles Chartier de Lotbinière et Joly de Lotbinière ainsi que des photos et une collection d’armes. Plusieurs de ces éléments proviennent d’ailleurs des archives de la famille Joly de Lotbinière.

«Chacune de ces personnes a eu une importance majeure soit pour la localité, le Québec ou le Canada. Certains avaient une certaine notoriété même au niveau international. On se disait qu’il fallait le souligner», a renchéri Benoît Lemay. Il rappelle, entre autres, que Henry-Gustave Joly de Lotbinière a été le premier chef du Parti libéral du Québec. Il a aussi été premier ministre du Québec pendant une courte période.

Bien que le régime seigneurial ait été aboli au 19e siècle, il a été au cœur de la vie des citoyens de Leclercville encore pendant une centaine d’années. «Cette empreinte-là est unique au Québec. Elle est demeurée dans la même famille pendant neuf générations, de 1672 à 1967, lorsque Edmond Joly de Lotbinière s’est fait exproprier par le gouvernement du Québec de la dernière portion de la seigneurie qui lui restait», a ajouté Francine Lemay.

Projet touristique

La Corporation de développement économique et communautaire de Leclercville veut d’ailleurs miser sur le tourisme, la culture et le patrimoine pour accroître l’activité économique de la municipalité.

«On veut essayer de mettre en évidence l’aspect régional de la seigneurie. […] L’an prochain, nous souhaiterions créer un petit circuit qui exploiterait chacun des sites à sa juste valeur, ce qui créerait un intérêt au niveau provincial», a mentionné Benoît Lemay.

Quatre sites seraient ciblés par cet itinéraire : la Pointe Platon (Domaine Joly-de Lotbinière), le siège social (l’exposition), la forêt seigneuriale et le Moulin du Portage. Ils permettraient aux visiteurs, selon Benoît Lemay, de demeurer quelques jours dans la région.

 

 

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