(Crédit photo : Gilles Boutin - Archives)

Depuis le début de la vague de COVID-19 occasionnée par le variant Omicron, la Chaudière-Appalaches est durement touchée et ses hôpitaux régionaux également. En date du 6 janvier, le Centre intégré de santé et de services sociaux de Chaudière-Appalaches (CISSS-CA) recensait 107 patients hospitalisés répartis entre l’Hôtel-Dieu de Lévis, l’Hôpital de Saint-Georges, l’Hôpital de Montmagny et l’Hôpital de Thetford Mines.

«On n’était jamais monté plus haut qu’une cinquantaine de patients hospitalisés lors de la première vague, on a été touché avec une soixantaine de patients au maximum dans la dernière vague. En ce moment, avec des chiffres qui frisent les 100 hospitalisations, c’est la première fois en 22 mois que l’on connaît une telle situation […] Ça prend de la place et du personnel, on se retrouve dans la situation où on doit annuler des cas électifs (non urgents) ou de chirurgies électives afin de concentrer nos efforts sur cette clientèle COVID», a illustré le Dr Jean Lapointe, urgentologue et directeur adjoint des services professionnels au CISSS-CA.

Selon le Dr Lapointe, c’est l’impact des rassemblements du temps des Fêtes qui est constaté dans les hôpitaux de la région en ce moment. Bien que le variant Omicron soit moins morbide que le variant Delta, ce nouveau variant est 4,5 fois plus contagieux, ce qui fait en sorte qu’au prorata du nombre de cas, les hospitalisations sont plus nombreuses, a expliqué le professionnel de la santé.

Déjà, avant le début de cette nouvelle vague, le personnel du réseau de la santé était épuisé. Et la tension que les employés doivent porter sur leurs épaules depuis 22 mois se fait sentir, observe le Dr Lapointe. Certains ont quitté le navire tandis que d’autres travaillent d’arrache-pied en plus de faire du temps supplémentaire obligatoire. «Le moral n’est pas au top» et plusieurs sont en retrait préventif en raison de symptômes s’apparentant à la COVID. En date du 6 janvier, c’était 910 employés du réseau de la santé en Chaudière-Appalaches qui étaient en retrait préventif.

Une petite marge de manœuvre

Afin de répondre à la grande demande occasionnée par les cas de COVID-19 dans les hôpitaux de la région, plusieurs services ont été suspendus. «On a certaines marges de manœuvre, mais elles rétrécissent de plus en plus. On est rendu à la phase 3 de 4 au niveau du délestage. On a annulé des chirurgies (non urgentes), on roule à 50 % dans nos blocs opératoires et on a rapatrié du personnel qui était déployé dans nos cliniques externes, ce qui entraînera l’annulation de rendez-vous», a expliqué le Dr Jean Lapointe.

Si le CISSS-CA venait qu’à enclencher la phase 4, seulement les urgences seront traitées et certaines chirurgies pour des cas de cancer seront effectuées, le reste des effectifs devra se concentrer sur les hospitalisations engendrées par la COVID-19. Ces chirurgies et rendez-vous reportés s’ajouteront donc à la longue liste d’attente qui s’allonge depuis le début de la pandémie.

«On avait déjà une liste d’attente qui était épouvantablement longue en raison des 22 mois de pandémie. En réalité, la liste va continuer d’augmenter et après la vague d’Omicron, on va avoir à rattraper le retard qu’on a pris, on en a pour des mois et des mois, voire des années», a déploré l’urgentologue.

Utiliser les services adéquatement

Le Dr Lapointe invite la population de la région a bien utilisé les ressources du réseau de la santé offertes et de visiter l’urgence qu’en dernier recours. En effet, ce dernier propose aux personnes d’appeler leur médecin de famille, s’ils doivent consulter un docteur de façon non urgente. Cependant, il rappelle également qu’en cas d’urgence, il ne faut pas hésiter à se présenter à l’hôpital.

À ses yeux, la vaccination demeure la meilleure solution pour venir en aide au réseau de la santé. «Notre plus belle arme pour faire face à cette vague-là, c’est encore la vaccination et il y a des places de disponibles pour se faire vacciner en Chaudière-Appalaches, prenez-les! En étant vacciné, on peut contracter la maladie, oui, mais de façon beaucoup moins sévère», a-t-il conclu.

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