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Rénovation et construction d'écoles

GND accuse la CAQ de favoritisme

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Photo : Archives - Gilles Boutin

26 mai 2026 08:20

Gabriel Nadeau-Dubois, responsable en matière d'éducation pour Québec solidaire (QS), a dévoilé lundi son rapport sur la répartition des investissements en infrastructures scolaires sous le gouvernement caquiste. Par cet exercice, le député de Gouin veut démontrer que les circonscriptions caquistes ont reçu «une part disproportionnée» des projets et des investissements en construction et en rénovation d'écoles du Plan québécois des infrastructures (PQI) depuis 2018.

L'ancien co-porte-parole de QS déplore qu'alors que la CAQ détenait environ 64 % des sièges à l'Assemblée nationale du Québec, ses circonscriptions ont obtenu 72 % des projets et 75 % des investissements totaux en infrastructures scolaires depuis 2018.

Une donnée qui étonne Gabriel Nadeau-Dubois alors que les établissements scolaires situés dans les circonscriptions de la CAQ «sont pourtant celles où les écoles sont, en moyenne, les moins vétustes (17% en moyenne), les plus jeunes (55 ans en moyenne) et les plus favorisées (rang moyen de 5,2) du Québec».

De plus, l'élu solidaire critique que 75 % des investissements du PQI en infrastructures scolaires ont été effectués lors des 2 premières années du gouvernement caquiste (2019 et 2020)

«Depuis 2018, les comtés caquistes ont reçu bien plus que leur part du gâteau des investissements scolaires du PQI. Le processus d'attribution des investissements est opaque, il y a un sérieux problème de transparence et d'équité. Tous les enfants méritent de belles écoles, peu importe la couleur du député local. L'argent devrait aller là où les besoins sont les plus grands, point final», a soutenu Gabriel Nadeau-Dubois.

Dans son rapport, le député de Gouin recommande au gouvernement d'établir clairement des critères stables d'évaluation des projets d'infrastructures scolaires et les rendre publics. De plus, Québec devrait rendre publics, en vertu de ces critères, les motifs objectifs qui justifient l'approbation ou le refus des projets par le gouvernement du Québec, selon l'élu solidaire

«Les parents, les directions d'école et les élèves ont le droit de savoir pourquoi un projet est accepté, refusé ou reporté. En ce moment, le processus est trop nébuleux. Les décisions en infrastructures scolaires ne doivent pas dépendre de l'arbitraire politique, mais des besoins réels des enfants et des communautés», a conclu Gabriel Nadeau-Dubois.

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