«Le pavillon devait être livré à la fin du mois de juin. Maintenant, on est rendu en septembre et la raison principale, c’est ce qu’on appelle nos murs rideaux. Ce sont de grandes fenêtres faites sur mesure et ça a causé des délais au niveau de la fabrication, mais à l’intérieur, ça avance bien», a mentionné la directrice générale du Domaine Joly-De Lotbinière, Yolaine Masse.
Le grand espace comprendra, en plus de l’accueil, un espace boutique ainsi qu’une salle de réception de 120 places. L’extérieur à l’allure moderne a été recouvert de cèdre blanc pour rappeler la maison du jardinier, située à quelques pas du pavillon. Les premiers visiteurs à pouvoir y entrer devraient être en mesure de le faire cet automne, probablement au mois d’octobre, mentionne Mme Masse.
Accès au fleuve
La mise en valeur de l’espace de la Pointe Platon est pratiquement complétée. Quelques travaux devraient se dérouler cet automne, mentionne Mme Masse. Cependant, le grand préau avec foyer offre déjà une zone d’ombre aux visiteurs. Du mobilier urbain : tables de pique-nique et bancs permettent aux visiteurs de s’asseoir partout sur le site et tout au long d’un nouveau sentier pédestre de 2 km qui fait le tour de la Pointe Platon. On y retrouve des panneaux d’interprétation et des arches descriptives identifient les sections du sentier. De plus, différents accès au fleuve y ont aussi été aménagés.
Pêches et Océans Canada, qui possède une tour de navigation sur le site, a également contribué en aménageant un chemin d’accès au coût de 800 000 $. «Il était impossible de l’emprunter avec un véhicule. Si la tour brise, ils doivent s’y rendre avec leur véhicule», a expliqué Mme Masse. Les travaux d’enrochement ont permis de surélever le chemin, ce qui donne une meilleure vue sur le fleuve.
Labyrinthe arboretum
La dernière section à aménager sera le labyrinthe arboretum. Ce secteur, situé au cœur du champ d’expérimentation de Henri-Gustave Joly-De Lotbinière. Une façon, ajoute Mme Masse, de perpétuer son héritage.
«On continue son projet, parce qu’il a lui-même importé différentes essences d’arbres, dont le fameux noyer noir», a rajouté le directeur des opérations de l’horticulture et de l’entretien, Gabriel Rousseau.
Ce projet, explique-t-il, permettra d’illustrer l’impact des changements climatiques sur la forêt locale. Au fur et à mesure que le climat se réchauffera, des essences d’arbres qui se trouvent uniquement au sud-ouest de la province migreront vers la région de Québec. L’arboretum présentera ces espèces.
«C’est une migration assistée de l’écosystème forestier. On prend la forêt du sud de Montréal et on l’implante ici avec des essences qui
sont naturellement là-bas, mais pas ici. […] On retrouvera, entre autres, deux essences de caryer, l’érable noir, le charme de Caroline. […] Nous sommes suivis par des biologistes, mais il n’y a aucune chance qu’il y ait une échappée de culture de ces arbres», indique-t-il.