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Changements climatiques

La MRC de Lotbinière n’est pas démunie

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Le territoire de la MRC de Lotbinière ne fait pas partie des plus vulnérables aux changements climatiques en Chaudière-Appalaches. Photo : CISSS-CA

18 oct. 2023 08:17

La MRC de Lotbinière n’est pas la région de la Chaudière-Appalaches la plus vulnérable aux changements climatiques. C’est ce qui ressort de l’analyse de la vulnérabilité climatique de la population réalisée par le Centre intégré de santé et de services sociaux de la Chaudière-Appalaches (CISSS-CA).

En fait, la MRC de Lotbinière se retrouve dans la moyenne régionale. Il y a encore du travail à faire, mais elle n’est pas dans une situation problématique. Pour tirer ces conclusions, le CISSS-CA a basé ses travaux sur trois grands facteurs : l’exposition (intensité et durée); la sensibilité (âge, état de santé) et la capacité d’adaptation des individus et des milieux.

«Est-ce qu’il y a autour d’eux des systèmes qui sont capables de prévenir les conséquences négatives? Est-ce que j’ai une mobilisation des acteurs? Est-ce que les mesures d’urgence sont en place pour y faire face», a noté le conseiller en lutte aux changements climatiques et développement durable au CISSS-CA, Charles-Olivier Fortier.

Saint-Apollinaire, Saint-Agapit et Laurier-Station se distinguent par rapport aux autres municipalités. Elles semblent plus outillées que les autres. «La différence s’explique par une sensibilité moindre. On peut penser qu’il y a des ressources en santé mieux préparées, une capacité d’adaptation plus favorable et un taux de travailleurs moins exposés à des contraintes physiques importantes dans ces municipalités», a poursuivi M. Fortier.

Rappelons que par le passé, ces municipalités ont été sollicitées comme centres de repli. Notamment enn février 2019, une importante tempête de neige avait forcé la fermeture de plusieurs routes empêchant du même coup plusieurs personnes de rentrer à la maison.

Vulnérabilités

Les travaux réalisés par le CISSS-CA ont permis d’identifier six aléas climatiques prioritaires dans la MRC de Lotbinière. Ces derniers sont plus susceptibles d’affecter l’ensemble de la population ou encore une portion importante.

Ainsi, il y a le réchauffement moyen, la chaleur extrême et les vagues de chaleur; les tempêtes et précipitations; le pollen et les allergènes; les vecteurs de maladies; les inondations, la submersion et l’érosion côtière; ainsi que la sécheresse.

Les épisodes de chaleur intense, les fortes pluies et la sécheresse se sont fait particulièrement sentir cet été, rappelle M. Fortier. «Le réchauffement et la chaleur extrême sont survenus l’été dernier et vont continuer de survenir plus souvent et seront plus intenses.»

Par ailleurs, il ajoute que ce réchauffement climatique a aussi un impact sur la progression de certains insectes, comme la tique qui peut transmettre la maladie de Lyme.

Plan d’action

Notons que l’étude réalisée par le CISSS-CA n’est qu’une première étape. D’ici 2025, l’organisation accouchera d’un plan d’action régional.

Cependant, Charles-Olivier Fortier rappelle qu’il y a déjà d’importants efforts faits par les communautés locales et régionales pour pallier les problèmes causés par les changements climatiques. Le plan régional sera un outil supplémentaire pour soutenir la direction de la santé publique dans ses interventions.

«À l’échelle régionale, on sent une ouverture des communautés et des élus. Des efforts sont déjà faits.»

Enfin, notons que parmi les MRC les plus vulnérables, on retrouve celles des Appalaches et des Etchemins. De l’autre côté du spectre, la MRC de la Nouvelle-Beauce et la Ville de Lévis sont beaucoup moins vulnérables aux aléas climatiques.

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