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Projet nichoirs

Une initiative qui donne des résultats

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Photo 1: Le merlebleu de l'Est profite des nichoirs fabriqués par les membres de l'Oasis. Photo 2 : un nichoir pour l'hirondelle de rivage. Photo 1 : Patrice Bouchard - Unsplash, Photo 2: Gérald Fréchette ​

24 mai 2024 09:44

Depuis ses débuts en 2018, le projet nichoirs de L’Oasis de Lotbinière a permis l’installation de 1 165 nichoirs, principalement destinés aux oiseaux champêtres dans la MRC de Lotbinière. À moyen et à long terme, ces refuges qui permettent aux oiseaux de construire leur nid vont avoir un effet positif sur le maintien de leur population.

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«Le meilleur exemple, c’est le merlebleu de l’Est. C’est un oiseau qui utilise passablement les nichoirs. Des années 1960 jusqu’aux années 1990, la population était en déclin. Les gens se sont alors mobilisés pour mettre des nichoirs adaptés pour cette espèce. Depuis ce temps, elle est en remontée fulgurante», a mentionné le professeur de biologie à l’Université Laval, André Desrochers.

Il faut au moins une décennie, sinon deux pour que des résultats tangibles et permanents soient constatés dans l’environnement.

Les nichoirs doivent cependant avoir un trou suffisamment grand pour laisser passer les espèces visées et laisser à l’extérieur les moineaux ou les étourneaux, par exemple, qui sont aussi attirés par les nichoirs. Des deux types de nichoirs fabriqués par l’Oasis de Lotbinière, celui fabriqué et distribué depuis 2018 s’adresse au merlebleu de l’Est et à l’hirondelle bicolore.

Lié à l’homme

«Ce sont des oiseaux associés aux humains. Ils n’en dépendent pas parce qu’il y en avait avant la colonisation, mais ils profitent de leur présence», a résumé M. Desrochers.

Ce sont des oiseaux de milieux agricoles. Ils étaient plus abondants à une certaine époque parce que l’habitat était plus abondant. «C’est un genre de retour aux sources. Avant la colonisation, il n’y avait pas de milieu agricole. Il y a une centaine d’années, on a connu un pic. Maintenant nous observons un déclin. L’habitat a augmenté pour un temps et là il diminue», a poursuivi André Desrochers.

Pour toutes les espèces

L’hirondelle de rivage connaît un déclin important depuis 50 ans. C’est l’une des espèces qui préoccupe le plus les ornithologues, mentionne M. Desrochers. Pour renverser la vapeur, des nichoirs qui leur sont spécialement destinés sont installés depuis quelques années.

Cette espèce vit en colonie, donc les nichoirs doivent proposer plusieurs cavités pour permettre l’installation complète du groupe. Ces nichoirs de béton peuvent être comparés à des tours à condo qui abritent quelques centaines de couples d’hirondelles de rivage. On en retrouve un à Québec, près des battures de Beauport, explique M. Desrochers.

Par ailleurs, les nichoirs ne sont pas uniquement réservés qu’aux petits oiseaux. André Desrochers mentionne que l’on en voit de plus en plus pour les gros oiseaux comme les canards et les hiboux. «En Europe et en Scandinavie, notamment on a montré que les espèces de canard qui utilisent les nichoirs ont une bien meilleure situation que celles qui n’en utilisent pas.»

Ils sont installés près des lacs et des étangs aménagés. On en compte de plus en plus au Québec, poursuit-il.

 

 

 

 

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