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Les éducatrices de la CSQ se tournent vers les tribunaux

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Photo : Archives - Gilles Boutin

11 avr. 2024 08:25

La Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ) a déposé une plainte pour négociation de mauvaise foi auprès du Tribunal administratif du travail (TAT) contre le gouvernement du Québec.

La FIPEQ-CSQ espère que cette plainte sera entendue et que celle-ci contribuera «à faire sérieusement progresser les discussions à la table de négociation».

Le syndicat déplore qu'aucune autre rencontre de négociation entre les deux parties est prévue, alors que les conventions collectives des éducatrices qu'il représente sont échues depuis plus d'un an et que les revendications syndicales sont déposées depuis plus de six mois.

Dans sa plainte, la FIPEQ-CSQ allègue d'ailleurs que les délais sont «déraisonnables» depuis la fin des conventions et le dépôt des revendications syndicales, «le manque flagrant de disponibilité» de la partie patronale et que Québec utilise des «motifs non fondés qui ralentissent les négociations, soit l'explication du gouvernement selon laquelle il désire attendre que les autres centrales soumettent leurs demandes syndicales». 

«Depuis le tout début du processus de renouvellement des conventions collectives, notre objectif est clair : nous voulons négocier ! Nous faisons face à un gouvernement qui ne se rend que très rarement disponible, qui tarde à déposer sa première offre et qui ne semble tout simplement pas souhaiter négocier les conditions de travail des intervenantes en CPE. Nous espérons sincèrement que la plainte déposée au TAT permettra un déblocage des discussions afin que nous puissions réellement négocier pour nos membres», a soutenu Valérie Grenon, présidente de la FIPEQ-CSQ.


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