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Gains en capital

Une harmonisation décriée par des partis

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Photo : PiggyBank - Unsplash

19 avr. 2024 09:10

À la suite de l’annonce du gouvernement du Québec d'harmoniser son régime fiscal avec certaines mesures proposées dans le plus récent budget fédéral, des partis ont fait des sorties pour critiquer cette décision.

Le Parti conservateur du Québec (PCQ) n'en revenait toujours pas que Québec ait décidé d'aller de l'avant avec l'augmentation de l'exonération cumulative des gains en capital ainsi que l'augmentation du taux d'inclusion des gains en capital.

Pour le chef de cette formation, Éric Duhaime, la Coalition avenir Québec a ainsi «rompu sa promesse de réduire les impôts».

«C’est insensé! On n’éponge pas des déficits en augmentant les impôts. Le gouvernement est en train de faire payer la facture aux contribuables pour sa mauvaise gestion des finances publiques», a scandé M. Duhaime.

Les conservateurs ont alors invité le gouvernement caquiste a mettre en place ses solutions pour rééquilibrer les finances publiques, soit notamment de sabrer les subventions aux entreprises, de réduire la taille de l’État par attrition, «de faire du privé un allié en santé», d’exploiter le gaz naturel et de «moderniser la réglementation» pour les entrepreneurs, les contribuables et les municipalités.

Avant l'annonce gouvernementale, le Parti libéral du Québec s'est aussi pris aux intentions gouvernementales, critiquant une mesure s'attaquant à la productivité des entreprises.

«Ce qui est envisagé par la CAQ n'est pas une taxe sur le gain en capital mais plutôt une taxe sur l'entrepreneuriat, sur l'innovation et sur la productivité du Québec. Cela défie toute logique dans le contexte économique actuel. Pire, la CAQ envisage même la rétroactivité, c'est insensé! En imposant une nouvelle taxe sur les gains en capital, on vient inévitablement réduire les liquidités des entreprises. Cela les freinera dans leurs investissements et, conséquemment, empêchera une augmentation de la productivité. L'économie du Québec souffre déjà beaucoup des cinq années de stagnation caquiste, il ne faudrait surtout pas empirer les choses», a affirmé Frédéric Beauchemin, porte-parole libéral en matière de finances.

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