La CSN, la CSQ, la FTQ, la CSD, l'APTS, la FAE, la FIQ, le SFPQ et le SPGQ estiment que le gouvernement caquiste n'a plus la légitimité d'aller de l'avant avec ces projets de loi «qui divisent la société québécoise».
Les organisations syndicales demandent donc à Québec de retirer ses projets de loi visant à doter le Québec d'une constitution (projet de loi 1) et à renforcer la laïcité de l'État (projet de loi 9).
Quant au projet de loi 3 du ministre du Travail sur le fonctionnement des organisations syndicales, le gouvernement doit abandonner la portion sur les cotisations facultatives, estiment-elles.
Les organisations syndicales invitent plutôt le gouvernement caquiste à répondre à la crise de l'itinérance et du logement, freiner l'explosion du coût de la vie et améliorer l'accès aux services publics.
«Avec le départ de François Legault, ce gouvernement a une dernière occasion de changer de cap. La prise à partie des contre-pouvoirs était visiblement la dernière carte utilisée par monsieur Legault pour tenter de relancer son gouvernement en perte de vitesse. Nous savons maintenant qu'il s'agit d'un cul-de-sac stérile. Le gouvernement doit en prendre acte, cesser d'effriter l'État de droit et se concentrer sur des mesures capables d'avoir un impact réel et durable dans la vie des gens», ont conclu les porte-paroles de la CSN, CSQ, FTQ, CSD, APTS, FAE, FIQ, SFPQ et SPGQ.